Lundi 17 janvier 2011
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Cinq années de toile! Toujours bon de revenir à la source, à la marge. Espace protégé d'un zozo pur-espèce, sur une foutue planète jalousement conservé dans
le tiroir du bas, celui des croqués, des projets qu'on entrevoit à défaut d'y cheminer vraiment. Ce "Là", à l'article de l'endroit et mélodieux comme un quintette, où tout à commencé avec
quelques filets de lignes passionnés. Foutu bordel, début d'idées et piges de l'esprit jetées ça-et-là, au bon plaisir du capitaine et de ses passagers. Barrons, amis, vivons, l'ami...la
terre est toujours promise à ceux qui tiennent leurs promesses, non?
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Mercredi 24 novembre 2010
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Lundi 6 septembre 2010
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A peine sur les routes qu'il faut déjà rentrer! Entame la dernière ligne droite esquissée depuis le 9 juillet..le 9 juillet, c'est bien ça..deux mois de
dilettantisme constructif fait de comtemplations sur les routes de France et de lectures réparatrices entre découvertes, Jérôme Leroy, et valeurs sûres, Nucéra, Bott et Elie Faure. Une nounou qui
m'abandonne avant l'heure pour ses heures de bronzette à Radès..et voilà la fin du livre différée pour la rentrée, celle des classes, des prix vendangés et des lumières courtes de l'automne. En
avant, lent et calme! ou la reprise d'un quotidien amendé par une crémaillère, une rupture de couple aux entournures, ou, a contrario, la copulante concrétisation d'un coup flirté un soir de
solstice. Vingt pages à boucler, j'aime mieux dire une "vingtaine de pages"..plus informel, moins logistique. L'éditeur me propose déjà un voyage au soleil pour le second
chantier, chronophage, mastard et mal payé, mais ça c'est encore une autre histoire. Bricole les pages finales d'un roman cherchant sa signature, compile des textes à expurger d'un passé toujours
injuste avec les auteurs météores...sans génie, sans talent, mais, il faut bien l'avouer, avec quelque chose dans le ventre. Aussi, rééditer Hoffet, Sirin (qui ne signait pas encore
Nabokov), Gaulène, Launay, Finbert ou le Toxiques de Julien Blanc serait du plus bel effet, une sorte de retour aux normales saisonnières, vous savez, cette saison où le romancier
saisissait à vif, déglaçait les sucs et le sel de la vie à coup de vin "dans le fruit", et plus rarement "dans le bois". On en reparle tantôt, à l'occas' d'une omelette aux champis ou d'un pot à
l'impro noyé de bière glacée et de verjus tout fraîchement vendangé...Restons quelconque et rivé sur l'objectif.
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Lundi 17 mai 2010
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Lundi 17 mai 2010
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Bonjour
je suis en effet la petite fille de J.L.
Je serais interressée de lire votre travail
Je vous donne mon mail
[###################]
A bientôt
F********
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Dimanche 9 mai 2010
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Aurais pu gagner Saint-Martin, versant sud du Canigou, pour y mener retraite..comme qui dirait m'interroger sur le métier de poseur de lignes..aurais
pu..oui..aurais pu..mais le quotidien se cantonne déjà dans la solitude, une solitude, certes, peuplée.... d'auteurs oubliés, de vies baclées, d'une soif de curiosités..de passion, tout
bonnement..mais voilà..mes penchants rabelaisiens me rattrapent en chair..de tout mon soûl... rien de plus simple..laisser BB à demeure gardé par NooNoo..convoquer l'escouade de joyeux drilles
pour partir sur la route, à la paresseuse..retrouver quatre jours durant, le goût des journées longues, des nuits courtes et des réveils empatés. Le chaud des tables rallongées et des grillades
arrosées d'un vin-coffre ou d'une clairette. Une partie de dance dansée chaloupe ou ska-rifiée au sortir d'un blind-test qui n'a de gagnant que le nom..de Dieu surtout..Alors ils prirent la route
, tout droit, plein-sud, juste avant Char, Fabre et Giono, bien avant Pagnol..Entre La Sévigné et ce bon Barjavel où les débits de
boisson javellisent au vert le bon vin dAvignon, celui des papes d'antan et des vicaires à soubrettes.A l'ombre de Nyons (prononcer le "s" sinon c'est la Suisse) nous allons nicher quelque
temps..sous la nuit trop courte et les ravages d'une quarantaine qui vient sous calendes et qui guette, là, sur la ride. Le cheveux gris, le livre presque bouclé, un autre sous
commande, je vais. Quatre jours de trêve à profiter. Les langues mauvaises jureront par la fraîcheur d'un climat capricieux, pluie, vent sournois et soleil voilé, qu'importe
après tout, la glace est toujours sainte au fond d'un pastis pris, repris sur la terrasse refroidie, les orteils frétillants sous le rire des ouailles et les tatanes toujours semées dans quelques
lopins de gazon jouxtant la piscine..
René sur les genoux de Marie Barjavel (coll.particulière)
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Lundi 19 avril 2010
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Lundi 29 mars 2010
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Szehem - Petite-Anse de Ferry
(Deshaies- Guadeloupe)
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Mercredi 10 mars 2010
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Jeudi 25 février 2010
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Enfin...pense avoir trouvé mon homme, ses femmes & ses frasques! En pleine phase terminale de mon premier livre de sable et de soufre, entre en fascination pour
l'homme-queue, dixit Truman Capote: Porfirio Rubirosa Arenza (1909-1965), une teub' "café au lait de 11 pouces", pas un de plus, pas un de moins, le vit d'un homme qui
compte à son actif les plus beaux chassis du XXe siècle jet-setter et mondain: Gardner, Monroe, Darrieux, Gabor, Misses Kendall & Lavinos, Doris Duke ou Barbara Hutton. Genre Massimo et Rocco
réunis, l'association de mâles-fouteurs qui n'a décidément rien inventé, sous la parure officielle d'un diplomate dominicain, vices-consul et "ministre plénipotentiaire"ici,
expert en faux-passeport là même où le sombre de l'interlope s'immisce. Trujilliste de la première heure puisque gendre du Jeffe, pensionnaire du Berlin nazi au mitan des années 1930, et
incollable des liaisons Paris-Vichy sous l'Occupation, "Rubi" est de ces cas qui m'intriguent.


Un homme pressé, un homme qui va vite sur la route de campagne, sur la piste des circuits trépignant depuis son paddock, Ferrari 500 GT; vite,
de la douche aux baignoires en porphyre, des country-club attenants à ses parties de Polo aux casinos & dance-floors des villes d'eau..le sujet est toujours en mouvement. Une bite, vous
dis-je! Va-et-vient entre capitales, allées et venues d'une croupe l'autre.Trop vite jusqu'au "crash car", avec Nimier dans le texte, dans le drame funeste et la sortie de scène d'un
itinéraire... comment dirais-je, Hussard au possible! Un recueil de nouvelles jazzées convoquant Dekobra, Jacques Laurent et le maître Morand, recueil mâtiné de merengue, n'aurait certainement
pas fait mieux. Vie incertaine, équivoque, bandée vers le ciel, quoique riche et dorée. Affaire à suivre...
[photographies @
Bert Morgan, Leo Mc Combe, Yale Joël, Loomis Dean & Peter Stackpole]
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Jeudi 18 février 2010
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Guy Debord et Alice
Becker-Ho à Champot (Haute-Loire) - août 1983
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Albert Harlingue - Caserne de la Montana (18 juillet 1936)
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Mercredi 17 février 2010
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H.a.r.o! [Interj..Clameur poussée par quelqu'un pour attirer l'attention sur le
coupable d'un forfait] Qu'on l'arrête, mon voleur de vie, mon voleur de temps qui passe trop vite à se dire "putain, c'est déjà mi-février!". A l'entame de l'avant-dernier
chapitre. J'aime mieux dire "avant-dernier" que huitième chapitre, ça m'rapproche du point final d'un permier jet. Final (!?) pour "Finie finalement", mais une biographie l'est-elle vraiment
avec l'éparpillement des notes, des souvenirs et des ayant-droits des quatre coins du monde. Putanière illusion biographique avec l'impasse des
jardins secrets dans des papiers brûlés, lopins qu'on aimerait pouvoir drainer, irriguer dans d'interminables notes de bas de page. Je me languis de langues inégales et fourchues avant
que le prochain printemps, qui couve, daigne enfin révèler ses réponses, livrer mon voleur à la vindicte des masses. Màs cambios!
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Mardi 16 février 2010
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Mercredi 10 février 2010
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Vendredi 5 février 2010
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Christian Boltanski - Saynètes comiques (1974)
Quatre ans! Quatre putain d'années de Bavardages, Lignes Oisives
& Généreuses. Fallait oser ce Seize-Janvier-Deux-Mille-Six, à moins que ce ne fut le 17 (?). Y avait du temps à revendre, des
soucis d'insertion, d'intentions dans un vaste flou artistique. Alors on a chopé le clavier, fait des brouillons encore plus brouillons qu'un brouillon et on a branché le magnétoscope,
VHS,..j'aime bien gribouiller en musique en relevant le nez pour l'occasion d'un refrain déjanté ou d'une bonne mise en scène acoustique..En plus de ça, dans ma télé spatiale, y avait mes clips
préférés, du deejee Shadow, de l'indé norvégienne, du folk pleuré des nasaux, mes clips, ceux de la mémoire vive et du fredon de passage. Passage! Bien joli clin d'oeil pour un
hôte pas si sage que ça..quatre ans à bavasser sur des fesses palpées, des ébats, des addictions, des génies oubliés qui ne le sont peut-être pas, plus..au final je crois que si, quand même:
Larbaud sera toujours Larbaud. Bove sera toujours Bove, Delteil toujours Delteil. Prévost toujours Prévost, n'en déplaise à Nimier, Morand, Berl convoqués seulement en marge de cette bande
passante. Toujours le passage et ses passants à la maude, aux "la-li-tralala" soufflés pour commenter la justesse à glâner d'un propos inégal mais toujours
Besogneux, Lâché outre-Gêne...Forcément...Alors passez m'voir à défaut de le passer, le chemin...
André Breton - Livre d'anniversaire pour sa fille, Aube (1941)
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Vendredi 29 janvier 2010
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Parolé..Parolé