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Jeudi 19 juin 2008
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Mercredi 18 juin 2008

 

[Cliché : Denise Colomb - La Femme à la guitare (1958)]


...Quand vient l'heure du serein, j'ai rendez-vous sur la chaise-éventail..contre ce vieux pieu de roble rabougri..face à la Dame à guitare. Là sur le piémont du morne, à deux pas de la plantation d'okoumé et des silos rouillés d'inflation. Une sibiche aux lèvres, un goulot acidulé dans la conque de ma main, me voilà paré, posté pour l'affût.. Grattés grattés les fils à musique. Rivés rivés les regards des badauds-chalands venus commercer au son de la biguine-acoustique...Arrivée de fraîche date dans un bois-caisse de Rivière-Moustique, elle a fuit le faubourg et la dèche de ces soirées chantées pour une poignée de "cob", face à ce parterre de doudous rougis de palme, de punch et de fumées. Hier au soir, elle déclamait Césaire sous les halos de cordes..à l'heure où je vous parle... son amour, Sélysette, est venu lire Glissant et Bernabé au son de son onglée sur sèche. J'ignore la distance de son logis...ne connaîs pas même son prénom mais les symptômes de mon gari-gari, eux, demeurent ancrés dans mes neurones cinémascopiques : un tam laineux enrobant ses cheveux gras et raides, une jolie lignée de dominos blancs montés sur une lippe pulpeuse suant la goyave, le teint pâle de ces ancêtres békés puis l'apparat-virago avec ce pantet de toile-lin striés de cordes, comme autant d'invites à caresses. Ah oui, j'oubliais l'accessoire.. à la fois mât et rutilant..bracelets-esclave, colliers grain d'or, dormeuses-strass et de fines pantoufles de feutre brodées. Chaque soir, je reviendrai tapoter mes genoux devant la Dame à guitare. Je reviendrai. Je fixerai, l'oeillade insolente et complice, battant la mesure avec la panse de ma Lorraine alcooliquement vide. Que de "Je" dans le "Nous" tropical, grégaire et sensuel. In situ, je vais déjà beaucoup mieux..

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Mercredi 18 juin 2008
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Mercredi 18 juin 2008



[...Histoire de célébrer mon retour aux affaires sur cette jachère qui me tient lieu de blog de temps à autre...et en marge du bouclage du récent Hors-série de Lire consacré au "Génial salaud" de la Route des Gardes...je fournis ! Pour l'occasion, extirpe de mes nombreux recueils de correspondances cette babillarde en guise de come-back amoureux...]

Hôtel Frascati                                Le Havre, le 22 septembre 1936


Ma bonne Canavaggia,
Je suis impardonnable, j'avais oublié votre numéro. Je rentre à la minute de Russie. Vos nouvelles me bouleversent. Comment blessée? Tout ceci est piteux! Laissez les ultra-violets tranquilles! Les blessures se referment bien seules avec un peu d'aération. je rentre le 24 à Paris. Je vous verrai tous aussitôt.

Mille baisers et à votre soeur très amicalement.   LF DESTOUCHES



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Lundi 16 juin 2008
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Lundi 16 juin 2008





1# TONY ALLEN & DAMON ALBARN, Every Season's (2003) - tropical donc essentiel!

2# SUPERMAYER, Art of letting go (2007) - verre en paume & filles en coude

3# THE STONE ROSES, Fool's Gold (1992) - De l'or en barre..beats'n'riffs

4# S. CRADOCK & L.GALLAGHER, Carnation (Jam's Cover - 2000) - Brit-pop Archetyp'

5# DJANGO REINHARDT, Belleville (1947) -  Sur le pavé pantruchard..rire aux lèvres

6# STINA NORDENSTAM, Little Star (1999) - Ô Toi sussurante pythie du grand froid

7# THE LANGLEY SCHOOLS MUSIC PROJECT, Space Oddity (2007) - Bel canto..

8# LALO SCHIFRIN, The Danube Incident (1978) - Comme au cinéma !

9# HANDSOME BOY MODELING SCHOOL, The Truth (2001) - Samedi matin, 4h50...

10# GUS GUS, Very Important People (1999) - Une hotchkiss sur la route de corniche

11# DENNIS WILSON, California Slide (1970) - Sex, Sand n' Surf..

12# RUBY, Flippin' Tha Bird (1995) - Un "appel au sex"..putassier, désapés

13# JARVIS COCKER, Le roi des fourmis (2000) - Dandynement déluré et rafraîchi

14# THE TING TINGS, Shut up & Let me (2008) - Quand même un peu d'actu..

15# BIRELLI LAGRENNE, Blues Clair (1964) - Frédéric H. est dans la place!


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Lundi 16 juin 2008



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Lundi 16 juin 2008
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Lundi 16 juin 2008
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Lundi 16 juin 2008




Célèbre analyste new-yorkais, Somerset Klein ouvrit le tiroir de son buffet Saarinen et en extirpa précautionneusement un A4 de papier gros-grain. Comme Marion Mc Klem semblait intriguée, il expliqua:
"Je ne donne jamais de consultation avant d'avoir eu communication d'une note concernant mon patient et rédigée par un de mes doctorants. Voici, madame, ce que la vôtre contient ; vous rectifierez, s'il y a lieu.

"Lady Marion-Diana-Dorothea Mac Klem, née à Glensloy Castle (Ecosse), le 24 avril 1897, fille unique du Duc d'Inverness, Education sportive au College de Salisbury. Diplômée de Trinity Hall puis de Princeton. Résidente régulière du Savoy (Londres), de l'Adlon (Berlin), du Minzah (Tanger), du Souza (Rio) et du Ritz (Paris). Mariée en 1916 avec Ralph-Edward, Lord Bellon-Downey, ancien ambassadeur de Sa Majesté en Russie tsariste. Mariage de raison. Fidélité de courte durée de la part de Lady Downey."

Ici, le professeur s'interrompit et déclara, avec une courtoisie rentrée :

"Vous voudrez bien rectifier, n'est-ce pas, madame ?"

Mais Lady Marion ne protesta pas le moins du monde :

"C'est tout à fait exact, confirma-t-elle, en tirant une cigarette égyptienne de son étui de platine chiffré d'une pierre bleue à 112 carats

- Alors, je continue, reprit Klein en baissant la tête :

"Les amants successifs de Lady Marion,par ordre chronologique, furent Lord Howard Atlee-Smith, le Duc de Chamarande, secrétaire d'ambassade, Fragson, le chanteur burlesque, Footits, le célèbre clown, José Padilla, le guitariste guatemaltèque et Leo Tita, le danseur andalou..."

Le fume-cigarette en bouche, Lady Marion venait de lancer son allumette éteinte sur le contrecoeur de la cheminée. Elle en regarda la combustion instantanée avant d'ajouter simplement:

"Pardon, Docteur, Fragson, Padilla et Tita furent ensemble mes amants!"

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Lundi 9 juin 2008



Lydie, demeurée seule, exhala un profond soupir puis se laissa tomber dans un Voltaire élimé, laissé là, dans l'angle mort de l'antichambre. L'étrangeté même de l'accueil irritait sa curiosité; elle jeta sur la pièce un de ces regards typiquement féminins qui s'emparent innocemment d'un lieu paisible, et déjà le transforment après avoir fait place nette. Défraîchi mais spacieux en vérité, le corridor est, qui plus est, fort clair. Un soleil neuf y pénètre avec effraction animant une poussière abondante en l'instant. Soudainement, une porte couïnante laisse s'élargir un entrebaîllement millimétré pour une curiosité naturelle. Deux consoles Louis XV en bois doré, trois ou quatre secrétaires Directoire. Le reste de l'antre semble tout droit sorti du Museum ou du galetas cadenassé d'un africaniste cosmopolite en ses jeunes années. Lydie en est encore toute déconcertée: masques funéraires, fang et yorouba, bas-reliefs, singes verts et dieux noirs, bijoux cunéiformes, totems à lèvres de femmes et contenants faits de cauris. Dans le seul angle offert à son oeil fureteur, le faîte d'un gisant toucouleur, peint de couleur vives, sommé de visages aux yeux fixes que viennent strier de bien curieux idéogrammes comme dans les plus pâles esquisses de Soulages. Lydie se lève, s'ébranle lentement sans vraiment se fier aux craquements nets d'un parquet qui semblent l'avertir. Entrée dans la chambre-bureau, elle s'approche d'une vitrine. Comme interdite, elle y contemple une femme sculptée, gracieuse sur du kola ciselé et sertie de quelques lanières de kini, lorsqu'une voix rocailleuse se fait entendre par delà ses épaulettes moelletonnées: "C'est une Fatoumata, symbole de fertilité...Royaume du Cayor...datée approximativement de la fin du XVIIIe...elle aurait appartenu à l'Abbé David Boilat. Selon les griots M'Bayen, cette idole veillait scrupuleusement sur les femmes enceintes et présidait rituellement aux accouchements et accordailles". Les pommettes écarlates, la mignonne venait de pivoter sur ses scouitchantes semelles de crêpe.



"Jean-Christian Derennes, Mademoiselle. Asseyez-vous, je vous prie." Timbre chaud, stature irradiante, elle ne put qu'obéïr. "Rendez-vous avec Malaparte!, le Traité des ombres chinoises, le Cabinet des métiers bizarres, les Contes du buveur de bière...c'est donc lui, le grantécrivain Derennes. Le dandy Derennes..." Abasourdie de tout son soûle, elle posa son maigre séant sur le capiton plissé d'une bergère grège. Sa jupe de jaste en devint godaillante. "Vous êtes en retard, mademoiselle. Je crois vous avoir cependant recommandé d'être exacte. Vous n'avez donc pas lu ma lettre ?" Sur-le-champs, elle avait recouvré son sang froid et le dévisageait paisiblement de ses yeux gris-clairs. Lévres pincées et mollet droit balançé sur son genou saillant, elle joue l'impertinente. "Je l'ai lue, Maître, bien-sûr. Et même que...
"Si vous m'appelez Maître,  moi, je vous appellerai maîtresse." Elle soutint son oeillade fronçée sans même broncher. "Bien, Monsieur. J'ai donc lu votre lettre. J'étais en avance de quelques minutes puisqu' arrivée à la station Sèvres-Babylone vers moins le quart. Ensuite...tâtonnante dans votre cour, j'ai rencontré votre concierge. Il semblerait que vous ayez négligé de l'avertir de ma venue. Il n'a pas voulu me laisser entrer. Sa glotte saccade régulièrement les soubresauts d'un cou tenu haut et fier. Elle parle sans hâte, distinctement, avec l'accent dental d'une élégante de l'ouest haussmannien, feignant, comme dans une pantomime. Son faciès est frais, rond par certains côtés, la bouche finement limée dans un mince quartier de lune. Ellle perd peu à peu de son insolente répartie. De la présence, et pas davantage de timidité. Une petite flamme taquine danse seulement dans son regard quand le verbe se veut équivoque. Lui, la regarde fixement sans même fléchir ses commissures ridulées. 

Jean-Christian-Gabriel Derennes de Saint-Meyme, né à Java le 21 juillet 1905. Grand et dégingandé, mince de taille mais large d'épaules au prix des longs étés crawlés dans les bassins chlorés du Sporting-Club de France. Pour le dandy tant décrié par les filets et les manchettes, il est correctement vêtu, sans l'élégance présumée du mondain esthète autant qu'excentré. "Baroque" diraient certains. Point de canne à haut-jonc de Malacca, surmontée du pommeau d'or. Point de pelisse oursonne. Point de bicorne ou Grelot. Non. Un complet outremer de chez Lelong. Un étole de chantoung sur une chemiserie fine de batiste. Une cravate de soie unie serpente sur le coin d'une table-basse laquée, signe ostentatoire d'une hésitation au moment de l'apprêt matinal. Surprise, Lydie semble faire le point sur l'austérité athlétique de celui qu'elle pose déjà comme son futur patron. Rasé de frais, portant beau sur un visage au teint cuivré, au nez camard, il est pareil à ces aristocrates aventuriers venus des Indes Occidentales dans notre entre-deux-guerres européen. Version Ruben Dario, voire Gomez-Carillo. Sorte de Peau-Rouge dont la vie occidentale eût à peine arrondi et frotté les angles. Cheveux charbonneux partiellement gominés, tempes chenues avec, ô surprise, une fine pellicule de neige squameuse sur de robustes omoplates. Voilà bien le seul stigmate d'une bohême au combien stéréotypée. "Il est terriblement intimidant!" songea Lydie dont la réserve faiblissait à vue d'oeil. "Mais il est bien." De nouveau, elle l'enveloppa sur le vif puis mit une dernière touche à son appréciation "Il est même très bien!"



"Plaît-il?" asséna-t-il après avoir laissé peser un silence de qualité. "Voyez-vous, Madeloiselle, nous venons de perdre un quart d'heure.Je prends une secrétaire pour gagner du temps...Vous n'avez pourtant pas l'air sotte, mais vous prétendez me tenir tête. Sachez qu'il n'en est pas question!" Le grantécrivain prit dans l'une de ses poches une épaisse feuille de papier Marais qu'il plia puis déplia avec minutie. Simultanément, il saisit de son étui vachette une chamoisine avec laquelle il astiqua de grosses lunettes à écailles. Presque tout aussi habilement, il posa le pont de ses Sferoflex, modèle 1967, sur les ailes d'un nez brillant de gêne et d'émotions. 
" Quel âge avez-vous?
-  Vingt quatre ans .. du moins vingt cinq le mois prochain.
-  Diplômes?
- Un doctorat en droit public que j'achève péniblement. Enfin...mes diplômes d'études supérieures, Sciences Politiques, Hautes Etudes Sociales et Langues O'...
-  Et le secrétariat?
-  Oui bien sûr! J'ai aussi ce machin-chose de sténo-dactylo..
- Ce "machin de sténo", comme vous dites, c'est bel et bien cela qui m'interesse, cela et rien d'autre! Je ne suis pas ténor du barreau, mandarin universitaire, encore moins aventurier-conférencier-spécialiste du Siam, du Tonkin, de la Cochinchine ou du Pendjab..Dieu merci, et je n'ai que faire de votre bardée d'accessit et satisfacit. Une reine du clavier, un tapé efficace sur ce vieil Hermès Baby, c'est bien là tout ce que j'espère de notre collaboration. Ah oui, j'oubliais, je dicte vite et n'aime pas vraiment me répéter."
Engourdi, Derennes se leva tout en sifflotant un dépit malaisé.
"La maison qui vous envoie s'appelle, je crois, "La Parfaite Secrétaire". Voici le double de la lettre que je lui ai fait parvenir, il y de cela quatre jours. Vous allez voir à quel point les gens sont légers et négligents. D'abord, je demandais une secrétaire ayant moins de vingt ans mais j'ai pris la peine d'expliquer au préalable les raisons de cette doléance plutôt ciblée, j'en conviens : Betty, ma précédente sténographe au bas-ventre de moins en moins plat au fil des semaines, vient tout juste de se marier à vingt-cinq ans. Je sais...la vie s'écoule tel un fleuve tranquille mais il n'empêche que cet aléa me fut toutefois bien désobligeant. C'est étrange, la manie que vous avez toutes d'épouser les gens! Soyez modernes mes chéries, finissez-en avec ces relents arrière-gardiste de valeurs judéo-chrétiennes. M'enfin! D'autre part, j'écrivais à cette maison que la compagnie des fleurs post-adolescentes me semblait bien préférable à celle de jeunes personnes raisonneuses  en proie à la vindicte quasi quotidienne. Elles prétendent avoir une opinion, et même, comble de l'ironie, pouvoir l'imposer. N'est-ce pas?  Comment est-ce..votre nom déjà..De Salvi (?), De Savengt (?) ah ouii!  De Savaing..Je disais pour clore le tout, toujours dans cette même lettre que je ne voulais pas une "secrétaire-amateur de l'espèce "fille de famille". J'aime qu'une jeune fille soit modeste, simple, un tantinet soumise et totalement dépourvue d'imagination, et ce, dans le travail, le quotidien comme dans l'amour.



Notez que ma missive couvrait une page et demie dactylographiée à double interligne, et qu'elle me paraissait fort claire. Eh bien, vous constaterez avec moi, que l'on m'envoie une personne d'un âge beaucoup plus avancé, phosphorante, docteur en droit, bardée d'un cursus honorum encombrant, qui appelle le secrétariat "un machin" - et qui a l'air de porter sa particule en équilibre sur sa tête...comme un pot de lait."

Lydie de Savaing était maintenant décidée à rester coûte que coûte. Pis. Elle éprouvait quelque peine à demeurer calme, à le regarder bien en face, car les regards à travers cils de notre hidalgo fusaient tout en fleurant la ruse et le défi. Derennes marchait de long en large à travers la pièce spacieuse puis arrivé au seuil de la fenêtre, coulissa gracieusement l'épais rideau de taffetas gris. Il regagna son bureau illico puis mis à combustion un fragment de santal.

"Mademoiselle, quand vous voulez paraître impassible, faites attention à vos mains si jolies soient-elles. Elles tremblent." Un maigre quartier de lune vint éclairer sa mine inquisitoriale : "Bon! Maintenant, voyons, répondez-moi vous-même..Que dois-je faire de vous? " Elle dut prendre son courage à deux mains pour répondre d'une voix ferme et décidée:

"M'embaucher come secrétaire- dactylo, Monsieur. Je suis venue pour ça.."

- C'est entendu.

- Vous me gardez?

- Oui. Nous verrons bien où tout cela nous mène..

Il avait répondu du tac au tac puis sembla faire remuer ses grandes oreilles cuivrées de rouge à cette heure zénithale. ...........

[Fin du premier volet]


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Lundi 9 juin 2008
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Lundi 9 juin 2008
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Samedi 5 avril 2008
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Samedi 5 avril 2008


[ Ca y est ! la mue est en cours... entre le pisse-copies d'avant-hier, l'écrivaillon de la veille...semble aujourd'hui devenir "écri-vent"!!! pas mieux que Pierre Assouline racontant Georges Sim pour rendre les impressions les plus inénarrables -à pasticher donc.. ]

...Selon lui, il s'agit pour l'instant de "gâcher du plâtre", expression qu'il affectionne car elle rappelle l'esprit de l'artisan qui lui est cher. Il entend examiner de l'intérieur la fabrication d'un récit biographique, romanesque, d'entre-deux, étudier la manière dont il convient de le bâtir, fût-ce sur une intrigue creuse et sommaire, sans aucune prétention littéraire, avec des mécanismes psychologiques assez primaires et un ton pathétique versant dans le sentimentalisme. "Le succès tient à la façon d'amener les choses", dit-il à son ami montmartois, le peintre de la bande du Mont-Cenis, en réitérant sa détermination de ne viser que le plus large public...le rythme est pris...plusieurs bonnes pages par jour, c'est la moyenne à laquelle il faudra se tenir. Il aurait plus longtemps piétiné, n'eût été la rencontre de "JiPéDéTo", le romancier-philosophe-biographe-voyageur en qualité d'entremetteur entre deux séjours américains. Lui, comme beaucoup d'autre, lui a envoyé ses lignes, l'an dernier en 1923, dans le fol espoir que les maîtres du genre le laisseront un peu s'ébrouer dans la rubrique très sollicitée, bien que bâtarde, du récit-de-vie romancé. Chacun a son jour et il faut se battre pour bousculer les habitudes. A plusieurs reprises, on les lui a refusées. Il les a retirées, avec la même régularité qu'il en rapporté d'autres. Jusqu'au jour où la réponse a tardé. Cette fois, il était convoqué à la rédaction.



Le bureau du directeur de collections et la caisse sont au même étage. Plutôt bon signe. Une odeur d'encre flotte dans  l'ascenseur rutilant. L'heure creuse est au plein. La secrétaire, comme toujours, veille à l'entrée du repaire. Un sympathique fouillis de papiers divers règne sur le bureau américain de celui qui s'est empressé de l'accueillir au "tching" de l'ouverture métallique. Une teinte de cynisme ronchon : "C'est déjà embêtant d'écrire, mais tripoter la copie des autres, flûte..." Il est introduit. Si l'accueil l'impressionne, la réponse l'abasourdit. " Mon p'tit, ce n'est pas ça. C'est presque ça, mais ce n'est pas ça. Vous êtes trop littéraire. pas de littérature! De la simplicité couillue!!! Supprimez toute la littérature et ça ira.. enfin le marché est convenu...on travaillera tout ça ensemble". C'est le début d'une - comment dire ? - collaboration...

 

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Dimanche 30 mars 2008
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Jeudi 27 mars 2008
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Samedi 23 février 2008
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ROUGE (académique): adj. Qui a la couleur du sang, du feu, des coquelicots etc. - N.m. L'unes des couleurs fondamentales de la lumière, qui est la moins réfrangible.

FEU ROUGE : Un semblant d'égalité, les roues calées sur l'asphalte de bandes blanches, au pied d'un candélabre tricolore qui nivèle, 40 secondes à peine, les divergences des permis-de-conduire. Les sujets les plus curieux peuvent s'y regarder malicieusement, voire tendrement, si si! Fortunes diverses au moment du clignotement.

ROUGE ET NOIR : Des tentations de gloses inutiles..indubitablement! Pourrais réhabiliter Jeanne Mas - la sous-section d'un article de blog n'y suffirait pas -, encenser l'étonnante longévité de Paolo-le-Rossonero (39 ans) , plus grand footeux défensif de tous les temps ou pasticher brièvement l'ascension tragique d'un fils de scieur baisouillant anoblit d'ambition...Julien Sorel de La Vernaye, le parvenu de Verrières-sur-le-Doubs. Pourrais.. en effet...pourrais! Mais me contenterai de ficher mes panards dans ces charentaises à carreaux sang-charbon puis de croquer goulûment cette plaquette chocolat-griotte de chez Rougerie.

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GUIDE ROUGE : Posée prestement sur mes genoux de velours molletonnés : "l'inaugurale édition 1900 offerte gracieusement aux chauffeurs" ; excusez du peu! vive les vide-grenier! Plutôt marrant de mesurer l'évolution séculaire de cette bible pour gens-de-route...Force est de constater que les livraisons de ce début de siècle se perdent dans un précieux chiqué, à coup de mentions redondantes pour les bedaines bourgeoises ( "luxe et tradition", "très confortable", "grand confort", "de bon confort", "assez confortable") et d'une signalétique d'éternelle surenchère...le spa, la salle de remise en forme, l'espace de relaxation, le relais-silence interdit aux enfants...tant de services proposés pour quelques heures de nuitée...Le représentant ou le camionneur d'antan, quant à lui, doit savoir composer avec les départementales sinueuses de notre douce France rurale au volant de sa voiturette Renault Frères, de sa wagonnette Dion-Bouton ou chevauchant le cuir de son cycle "Automoto". Les plans de villes y sont circonscrits - point de banlieues et de périurbanisation - les acronymes et symboles limités aux besoins pragmatiques de l'homme de terrain (la pince-monseigneur pour une halte-garage, la piécette pour la cantoche et le câble pour le pneumatique télégraphique à envoyer d'urgence à un patron pointilleux). Le "Lion d'Or" est l'enseigne standardisée dans les campagnes 1900, tout bonnement, parce qu'on y lit et qu'on y dort ! Toutefois, une poignée d'établissements classieux, les "TCF" (Touring Club de France) émargent déjà à l'appel d'un siècle tourmenté, tels l'Hostellerie de la Côte d'or à Saulieu gérée par le cuisteau des ministres, Alexandre Dumaine, et les tables Bras et Blanc restées les fleurons de notre gastronomie trois-étoiles.

BALLON D'ROUGE OU MARTINI ROSSO (?): Choix cornélien pour un Français de souche ritale. Les deux, mon capitaine! Impossible de trancher entre la gauloiserie de quelques gouttes de Chiroubles sur cochonnailles et ces vins cuits sans glace, à savourer sur sofa, tout en palpant Sophia comme un précieux minerai de péninsule. Fallet contre Malaparte! On the Air, Brassens contre Nino Rota! Décidément, bien trop périlleux exercice de langue-fourchée.

VIANDES OU THON ROUGES (?): Un gant noir fourré sur sa main droite et le torse-nu, Gilou s'est approché de la sainte-table tout enivrée sous la treille à muscats. "Cuisson ? les gars !" a-t-il  questionné. Le tintement des verres-à-soif entrechoqués, les percussions d'un biberon sur palestre et les butinages galants de la moite saison annihilent la requête de l'homme à la main de fer et à la touffeur charbon. Le rotisseur maugréé, seul,  face à la désaffection. En connaissance de cause, l'homme-orchestre de cette cuisine vive et cendrée se retrouve trop souvent dans une froide solitude à l'abri des tisons.

HARICOTS ROUGES : Flatulence sous-jacente de par cette fécule importée d'Azteca. Toutefois la soirée réussie sera garantie en régalant la galerie d'un chili con carne comme on aime à le mitonner chichement dans une chabola délabrée d'un barrio-de-Merrrrriiiicco. Evitez les lardons et le parmesan gratiné pour nouveaux-riches, en revanche mêlez impérativement d'emblée les trois piments aux rouelles d'oignons et aux grains de maïs domestique. Deux grosses heures de lente cuisson seront un moindre mal...et vous pourrez, bien évidemment, patienter en sirotant le vin rouge brûlé que vous devrez laisser oxyder un tantinet...parmi la masse des options offertes, le Chilien "Cono Sur" épatera des convives ivres de vivats. A servir en plat unique sur un terril de riz brun, marmite amplie jusqu'aux lèvres pour une tablée gloutonne, voire précédée de tapas pour les indéboulonnables de l'A-P "rots" entre goulées citronnées de tequila et lampées de mescal à frissons. Côté bande-son, l'intégrale de Los Mutantes devrait suffire, agrémentée de pages lues , in memoriam Jorge Volpi, entre fromage et digeo....

"ROUGE-PLAISIR": (trading) N'ai pas pour habitude de faire l'apologie des marques en l'endroit ! Mais là...cas de force majeure...mention spéciale à l'un des fleurons de la gamme "Tropicana Pure Premium" , prince du rayon frais de votre hypermarché le plus proche. "100% jus pressé! Sans sucres ajoutés ni conservateurs!! Divin nectar coulé dans sa brique cartonnée qui sait - Ô doux miracle de l'agro-alimentaire - rassembler les richesses de nos vergers français: guignes de Montmorency, mûres de sous-bois picards, marasques et framboises de la Petite Crau et autres garriguettes de Marmande... aaah j'oubliais...les brimbelles vosgiennes si chères à mon coeur de Lorrain chauvin. En d'autres mots, quelques précieuses secondes allouées chaque matin - goulot en bouche...pour me le garder jalousement -  au travailleur de banlieue survitaminé que je me propose d'être, dès 5h30...

L'AFFAIRE LEROUGE : Livre-choc, dos nu, sur le rayon poussièreux de ma bibliothèque ! "Le" premier polar de l'histoire des lettres écrit par Emile Gaboriau, publié en 1865 et fort heureusement réédité par les Editions du Masque en 2003. Un ouvrage du genre ne se déprécie pas dans un planté de décor succinct, même si on rappellera que Simenon y a puisé le modèle de Maigret en la personne de l'agent de police Lecoq. Cocorico donc pour ce pionnier frenchie! A lire absolument.

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MONTROUGE-CHÂTEAU-ROUGE
(aller simple) : 1 euro et 50 centimes pour rallier le Fort tristement célèbre à ce faubourg bigarré du XVIIIe arrondissement où Huysmans, en personne,  aimait à guincher en son Bal éponyme. 

SABOT ROUGE : Courte nouvelle injustement oubliée de l'auteur des Scènes de la vie de bohême. Publiée en 1860 dans la chic collection Michel Lévy, elle s'inspire directement - ironie du sort - des ambiances glauques et rustaudes de la balzacienne Auberge rouge. Murger dépeint, là-aussi, le quotidien laborieux et oppressant d'un microcosme ouvrier, les carriers de Saint-Clair en forêt de Fontainebleau. Leurs peines face à la "maladie du sable" (le cancer du poumon) et toute la dureté des rapports sociaux de ladite communauté, rapports pour le moins étriqués (notamment à l'égard du forain, l'élément étranger) au miroir de ce zinc-défouloir où s'entassent un ramassis d'alcoolos enclin à "faire des femmes". Pour juger sur pièce, c'est ici :

http://books.google.com/books?hl=fr&id=nOstAAAAMAAJ&dq=henri+murger+le+sabot+rouge&printsec=frontcover&source=web&ots=ZN52-V5aDY&sig=YQG0XnwhUW4WB6zGh08vPplIrKw#PPP1,M1

L'ECRAN ROUGE : Je ferme les yeux et campe sur-le-champ une toile écrue entre mes tempes et sur mes paupières closes. Je revois..tous azimuts...les mille et un baisers de Lambert à Charlotte, Sean Connery en colonel ruskof, Ralph Fiennes en serial-killer tatoué, Bourvil sérieux pour une fois et l'enlacement de la lumineuse Irène Jacob dans les bras de Jean-Louis Trintignant, incarnat misanthrope dans un jeu serré avec maestria  par Kieslowski.

ROUGE-A-LEVRES : Artifice de façade qui, il faut bien l'avouer, ne m'a jamais ému le moins du monde. Lippes et commissures sont si belles à regarder au naturel car on y savoure davantage la finesse du trait ainsi que l'originalité des contours ciselés d'atavisme et de singularité. "Gemey rien-du-tout...c'est aussi bien comme ça"

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PAIN ROUGE :  Pour manger du pain rouge, c'est-à-dire, vivre de crimes, d'assassinats. Expression initiée par Eugène Sue et reprise au XXe sous la plume de Jean-Jacques Bernard, fils de Tristan. Court extrait des Mystères de Paris à l'appui : "Il m'a fait observer que s'il ne mangeait pas de pain rouge, il ne fallait pas en dégoûter les autres, et que vous pourriez me donner un coup de main [dans cette aventure criminelle]"

POISSON ROUGE
: L'animal de compagnie le plus discret qui soit, le chéri des pré-adolescentes et des femmes seules ultra-maniaques. N'aboie pas, ne trépigne pas, couinant, en voyant le chaussé du maître, ne taillade pas de ses griffes les meubles hérités, ne piaille pas en picorant ses graines...possède même, dit-on, la vertu d'apaiser l'esprit contrarié de ses propriétaires. Se contente d'assez peu, quelques flocons épars d'une nourriture de synthèse chipés, ici et là, sur l'ondine de sa bulle de verre. Seul hic, sa connotation "plouc" au regard de l'opinion.

MER ROUGE : Transition toute trouvée au vu du précédent filet. Ferme les yeux à l'image des back-bencher de mes classes de Sixième puis m'absorbe dans une projection méridionale...quelques lignes seulement, naturellement jetées sur les talons rosés du plus grand magicien de tous les temps, lors de son exode : apnéïste sous les flots abyssaux à guetter, pétochard, l'affût d'un océanique attiré par la charogne en dérive d'un tétrodon imprudent. A moins que ce ne soit le sillage mercurial de cette bénigne coupure...résultante d'une comtemplation par trop rapprochée du corail acropora. Nageur de surface rutilant dans  ce théâtre à mille, dix milles figurants, clowns, anges et cochers de compagnie. Pour gagner la côte, m'embarquerais sur l'esquif  d'un piroguier nubien en me prenant, enturbanné, pour Henry de Monfreid, "le" maître oublié  de la corporation des  voyageurs-écrivains, avant, bien avant Cendrars, Calet, Bouvier, Larbaud. Après des mois de pérégrinations littorales, et ce, depuis mon départ reculé d'Aden Arabie, bouclerai la boucle comme plongeur dans un d'ces palaces à la mode de Charm-el-Cheikh. Le soir dans ma piaule encavée, doigts gourds et  jambes lourdes, j'introduirai les rêves des heures prochaines en m'embarquant sur le pont d'une goélette anglaise ou d'un boutre sarrasin, à la recherche de quelques pirates barbaresques sur cette ligne d'horizon surgit du fonds des temps.

"RED RED WINE!!!"  Instants mélodieux s'il en est. Le chaloupé populaire des Youbiforti, aussi rengainé qu'efficace quand sonne le glas des soirées noyées d'alcool(s). Un incontournable des Blind-test, voire des karaokés brittons pour ces quatre reggaemen sans tams ni dreadlocks, et si complaisants à l'égard des majors. A écouter quelques heures après Blood Sugar Sex Magic des Red Hot - quand la pression du floor s'est refroidit - et avant le dernier LP de l'excellentissime combo lillois d'Olivier Lambin.

LISTE ET TAPIS ROUGES : L'art d'être unique, exclusif, ou tout du moins une forte volonté à y aspirer en voulant s'extraire, tout d'abord, de la communauté communiquante afin d'entrevoir, un jour peut-être, l'espoir de gravir une à une les glorieuses marches d'un escalier de pourpre.

RACKHAM-LE-ROUGE: Suite du "Secret de la Licorne" dévoré durant ma prime jeunesse sur les lits à barreaux rouillés d'une colonie de vacances ariègeoise. Dévorais les bulles d'Hergé avant chaque petit-déjeuner en attendant le lever des monos cuités. J'avais 9 ans, j'aimais Stéphanie B. entre deux boums à jus d'oranges.

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ARMEE, PLACE, KHMERS, BOLCHOS ET PETIT LIVRE ROUGES
: Tout cela partait des bons sentiments d'un gourou à barbe assyrienne en vers ses camarades de tous les pays.. d'une bien bonne utopie en sorte...Hélas! toutes les théories ne s'affranchissent pas des territorialités les plus emberlificotées. A l'arrivée, une fable assassine à l'égard du genre humain, au même titre que la colonisation athénienne, l'expansion romaine, le drang nach osten teutonnique - six siècles avant les folies meurtrières de Kniébolo - , le Bakufê nippon, la fondamentaliste Guerre de Trente ans, les funestes aventures carolingienne et bonapartiste et la "Frontier" anti- Wilderness de nos chers amis cow-boys. Rien qu'une poignée de Macchabées pour l'illusoire salut de quelques "justes"! Da Tovaritch..Da...

PEAUX ROUGES : Noble espèce en voie de disparition, parquée dans de vastes réserves au nord du Dakota, de l'Alabama et du Minnesota. Dans les raouts, happening et gathering branchés d'Occident, les thésards en ethnologie stigmatisent sous le label "native", ce riche folklore ancestral et totemmisé.

ROUGE-VERMILLON : Comme la "Petite Vermillon" ! Collection "In Pocket" des Editions La Table Ronde. Fieffée et courageuse depuis 2004. Piécettes semées dans le gousset du pantalon pour un accès simultané à de précieux manuscrits : le "Montparno" de Caracalla, la "Mort de L-F Céline" de Dominique de Roux et l'excellente bio de Raymond Guérin par Kauffmann. C'est dire!

VIERGE ROUGE : La gueularde! la goualante! Bonne Louise! La Communarde!Enjolras! Que reste-t-il à écrire que nous ne sachions pas/plus sur Louise Michel (1830-1905)? Fille d'amours ancillaires, elle a traversé son époque, en-dehors, telle une irrégulière. Bienfaitrice du peuple kanak s'étant extraite de ce terroir désolé qu'est le Bassigny haut-marnais, elle restera l'icône éternelle, universelle des révolutions placées sous la bannière de la bandera negra. Sans ambitions, ces quelques lignes comme pour rendre hommage à cette révolutionnaire de tous les combats, au services des microbes humains pour la construction radicale - peut-être un peu trop ? - d'un monde nouveau, d'une ère nouvelle...Le combat est hélas! loin d'être terminé. 

L'ÂNE ROUGE : Faîtes vos jeux....

http://www.fra.cityvox.fr/restaurants_paris/l-ane-rouge_92729/Profil-Lieu
http://www.anerougenice.com/
http://www.anerouge.fr/
http://www.lanerouge.com/

...sur ce coup-là, reste sur le banc des remplaçants ! En homme de vieux grimoires filés de toiles d'araignée...mon esprit passéiste voyage et ne cessera de voyager à la poursuite de Jean Cholet dans les salles enfumées du cabaret nantais dépeint par Simenon. A moins qu'il ne gagne, le temps d'un retour à grande vitesse, les pavés irréguliers de l'ancienne Grande Pinte montmartroise, réhabilitée par Gaby Salis pour les déclamations passionnées d'une fin-de-siècle tout à l'honneur de Léon Riotor.

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Et puis...comment dire?...cette foultitude d' intraités à haut potentiel mnésique, comme autant de lignes superficielles d'un livre de sable...le Moulin Rouge et ses guapettes, l'Herbe rouge de Vian, le Petit Chaperon en pull-over de Charly Perrault, les pépiants rougequeue et rouge-gorge, les pieds-rouges russes, la rougeole enfiévrée, les boulets en fer du Baron flingueur, la voiture à Starsky, la Général Lee des cousins Duke, les canettes ricaines à bulles noires...toutes ces entrées consignées pêle-mêle sur les pages d'un carnet à spirales, ébauché seul, devant mon café froid sous la véranda du Café de la Croix-Rouge.



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Lundi 11 février 2008
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Lundi 11 février 2008
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