Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /2007 18:02

« Dernière édition : Jean Luchaire, qui avait été condamné à mort le 23 janvier, a été passé par les armes ce matin (…) Le cortège des voitures transportant les personnalités officielles arriva à la prison de Fresnes vers 9h00. Jean Luchaire était encore couché quand les juges entrèrent dans sa cellule. Il fut laissé seul avec le Père Mourem, le jésuite qui le baptisa et le maria l’avant-veille de sa comparution devant la Cour de justice. Deux fourgons cellulaires avaient été préparés pour emmener les condamnés. Luchaire monta dans le premier, et accomplit le trajet, qui dura une vingtaine de minutes, debout dans le couloir avec le Père Mourem et Me Lair, fumant force cigarettes. Il était 9h30 lorsque le convoi quitta Fresnes pour se rendre au Fort de Châtillon. Devant les deux poteaux d’exécution les deux pelotons de douze soldats de l’infanterie coloniale amenés du Fort de Vincennes attendaient l’arme au pied. Luchaire se laissa attacher et refusa le bandeau (...) L’officier baissa son épée : une salve retentit. Il était 9h54. Moins de dix minutes après, un fourgon mortuaire emmenait les cercueils au cimetière de Thiais »

 

Le Monde - samedi 23 février 1946.

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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 18:00
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 16:39

Astre de Lesbos, constellation de la Belle Epoque, Anne-Marie Chassaigne, alias Liane de Pougy (1869-1950) est une comète qui traverse l'Europe en suscitant de folles adorations. Comptant parmi les courtisanes les plus illustres de son temps, l'égale de Caroline Otéro ou d'Emilienne d'Alençon, Liane de Pougy a vendu son corps et très cher, mais elle n'a jamais vendu son coeur, ni son âme. Quant à son esprit, également épris de liberté, il a trouvé sa façon d'être, de s'exprimer, dans quelques romans comme Idylle saphique, dans de remarquables mémoires comme Mes Cahiers bleus, et de multiples lettres qui placent leur auteur parmi nos grandes épistolières.

Reine du demi-monde, Liane de Pougy devient, par son mariage avec le prince roumain Georges Ghika, une authentique princesse qui cousine avec une grande partie de la noblesse européenne. Lianon pourrait alors céder à la tentation de la mondanité et trouver son paradis dans les salons. Elle préfère se livrer à ce qu'elle nomme elle-même "les petits jeux de la tendresse", avec quelques élues comme Natalie Clifford Barney (dit Flossie , l'Amazone etc...) ou Mimy Franchetti, et jouer le grand jeu de l'amitié avec des écrivains comme Cocteau, Roman Potocki et Max Jacob.

"Vous êtes un objet d'art!" , disait d'ailleurs ce dernier. Cet objet d'art va être désormais coté à son plus haut prix sur le marché de la galanterie fin-de-siècle. Être un objet d'art, c'est bien. Être un chef-d'oeuvre libertin, c'est mieux et cela plaît à cette cérébrale de Liane pour qui tous les goûts, et tous les dégoûts, sont dans la nature. Avec Valtesse de La Bigne, modèle de Zola pour Nana, comme professeur et Jean Lorrain comme conseiller, la "Divine" ne pouvait qu'atteindre les sommets. Ondulée par Marcel, chapeautée par Lewis, habillée par les soeurs Callot, Liane de Pougy fut un modèle d'élégance, complaisant, cédant à la pressante curiosité de la jeunesse pour connaître les secrets de la chair. Tout devenait jeu pour elle, flexible comme une liane qui sait naturellement enlacer.

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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 13:51
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 12:15

Souvenir angoissais de mon histoire immédiate. Elise m'a quitté, il y a tout juste un an...omission et érosion conjuguées. Ce sacro-saint cap des sept ans (?). N'arrive toujours pas à dresser la page blanche du rebond tant est si bien que l'entourage se montre ingérent. Boris m'a donc proposé d'aérer mes angoisses dans cette cité périgourdine éponyme où sa famille tient château. Le  Bouché. Angoisse! Lieu-dit peu commun que cette antiphrase confinée, celle d'une ancienne léproserie hospitalière...

- Descends-y une huitaine de jours, ça te fera le plus grand bien Guillaume! Mis à part les gardiens, tu auras toute la propriété pour toi et tes écritures.."

Ne pas réfléchir à deux fois. Rassemble quelques effets. Glisse dans ma serviette quelques lectures érudites, un essai romancé sur Eugène Le Roy et ce luxueux album sur la Cuisine rustique au pays de Jacquou, offert il y à quelques Noël déjà. C'est donc le coeur lourd et l'esprit fort embué que je prends place dans le prochain Capitoule. Après de trop longues heures de transit ferroviaire, arrive à bon port dans la bourgade endormie. Le régisseur du castel, Paco, est venu m'attendre sur le quai d'arrivée du dernier omnibus. Lui aussi, déraciné, puisqu'il y à plus de soixante ans maintenant qu'il a élu domicile en l'endroit, au plus fort de la Guerre d'Espagne. Les phares percent dans une nuit lourde ; les hautes grilles d'imposte du domaine couinent en annonçant les cahots réguliers de la sente principale. Là...lumière faiblarde au rez-de-chaussée où Maria pique au crochet les ultimes minutes de veille. Boris m'a bien annoncé convalescent. J'ai droit à l'opulence de la "Chambre Talleyrand". Rapide souper d'en-cas pour s'installer dans le folkore autochtone...une assiette de tourain saucé d'une fine tranche de pain lardé, la miiqqque.. comme je le répète, candide et  tâtonnant devant leurs yeux médusés. L'hôte, c'est bien connu, déteste les questions curieuses des badauds de passage en son quotidien. Il est 23h57.

La brume se dégage devant ma fenêtre à surplomb, laissant des rais s'y faufiler. Annoncée par ses balcons de calcaire jaune, la vallée de la Loue est encore si belle à cette époque de l'année. Petit-déjeune dans les appartements du chambelland restaurés depuis plus d'un siècle. Un bol en grès, une jacqueline de lait et une cafetière de  jus fumant jonchent la table en frêne sur laquelle ma bienveillante cantinière vient juste de déposer une tarte aux pommes à peine sortie du fourneau. Achève ma bouchée de cabécou puis gourmande à nouveau. Un autre couvert me fait face. N'en tiens pas rigueur et file vite dans la salle d'armes où je me suis emmuré pour écrire Corinne Luchaire. Entend des échanges féminins qui dissuadent ma réflexion. M'obstine dans l'isolement de ma scriptoria de fortune puis converge, n'en pouvant plus, vers l'impétrante.

Guillaume Becker! Tessa Bélaris!.. Tessa Bélaris! Guillaume Becker! Echanges de civilités entre le Lorrain de Paris et la truculence méridionale. Elle tend sa fine main et me fend d'un sourire rentré. Ethnologue en devenir, elle est en "séjour d'études" au Bouché puisqu'elle thésarde, depuis son labo toulousain, sur le "croquant dans la culture de contestation sous l'Ancien Régime". Elle finance ce patient et brillant labeur par un job aux Editions La Lauze, fondées par le bisaieul de Boris. Ne pourrai jamais oublier ce samedi 17 octobre, passé à mettre mon émoi à son entière disposition. Elle me propose un tour du propriétaire à travers les terroirs attenants. Dans sa 2 CV verte déglinguée, nous voilà devenus de sinueux complices allant jusqu'à rire niaisement au cogné synchrone de nos crâne sur la custode rouillée. Elle me subjugue par son aisance à nous camper dans cette communauté naturelle et villageoise. Matinée bucolique de déambulations sous les frondaisons. Halte au devant des cabanes de vignes et des murets épierrés.

Je la suis sans la perdre des yeux le long du Ruisseau des Belles Dames ; dissimulé d'oeillades en franchissant ce chemin de gadoue qui mène au Dolmen. Comme un con romantique, me laisse aller au jeu du bouquet glané à la va-vite et lui tend ces joubarbes, bruyères et osmondes déjà défraîchies. Elle s'absorbe en pensant l'estocade. Pesant silence de clairière à peine couvert par les mélodies de cingles et d'alouette, par un furtif bruissement de brocard en fuite. Intermittences. Nous nous sustanterons d'une table d'étape à déguster l'enchaud de "cul-noir" qui fait la fierté du lieu. Elle paiera l'addition en femme moderne, se rhabillera avec classe et m'embrassera au moment d'ouvrir la porte-passager de son véhicule fatigué. Nos mains seront jointes, si vite, trop vite, et il me faudra déjà redouter les effets dopants de la reconstruction tout en tirant les leçons d'un passé mort et douloureux. Une angoisse passagère?

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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 11:11

DECALCOMANIE : Etendez au moyen d'un gros pinceau de la gouache noire, plus ou moins diluée par places, sur une feuille de papier blanc satiné que vous recouvrez aussitôt d'une feuille semblable sur laquelle vous exercez une pression moyenne. Soulevez sans hâte cette dernière feuille (procédé découvert par Oscar Dominguez en 1936).

DECLIC : "Viol lumineux - éphémère azur dans les veines" (P. Eluard)

DECOLLAGE : Léo Malet a proposé de généraliser le procédé qui consiste à arracher par places une affiche de manière à faire apparaître fragmentairement celle (ou celles) qu'elle recouvre et à spéculer sur la vertu dépaysante ou égarante de l'ensemble obtenu.

DENTS : "Personne ne connaît l'origine dramatique des dents." (M.Ernst)

DEPART : "Je me sépare, dé de hasard." (M.Leiris)

DOIGT : "Verse tes doigts sur mes genoux comme la trompe d'un éléphant mort." (A.Jarry)

DOMINGUEZ (Oscar) : "Le Dragonnier des Canaries" - Peintre surréaliste apparu en 1934.

DUCHAMP (Marcel) : Français le plus connu outre-Atalantique au même titre que Napoléon Ier et Sarah Bernhardt. Peintre et écrivain pré-surréaliste et surréaliste. " Celui qui, au terme de tout processus historique de développement du dandysme, a consenti à faire figure de technicien bénévole - Gabrielle Buffet - , notre ami Marcel Duchamp est assurément l'homme le plus intelligent et (pour beaucoup) le plus gênant  de cette première partie du XXe siècle." ( A.Breton)

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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /2007 12:54
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 16:25
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 16:22
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 15:16

Bleu de Gex et Bleu d'Auvergne : Deux fromages fort différents tant dans la consistance (la pâte molle et sèche pour le Gex, suintante et friable pour celui d'Auvergne) que dans le goût et la conservation. Tous deux cependant sont abondamment tâchés de bleu et fabriqués en basse-montagne de massifs anciens.

Menton bleu : Ce phénomène concerne essentiellement les hommes très bruns, ayant une barbe très dure, et qui ont beau se raser chaque matin avec un trois-têtes électrique, un quatre-lames manuel, un coup-chou de chez Zuccarelli, grand maître coutelier d'Urbino, invariablement, chaque fin d'après-midi, leur menton est bleu. Les New-Yorkais nomment ledit phénomène the Five O'Clock Shadow.

Blue-Jeans : Existe également en noir ; on dit alors :"black-jeans".

Blanc-Bleu : Individu de qualité. Ex: "Si on peut marcher avec Fred ? tu rigoles, c'est un blanc-bleu! " Cf. Le Petit Simonin illustré par l'exemple, Paris, 1958.

Truite au bleu : Préparer un court-bouillon bien aromatisé (thym, laurier, gros sel gris, poivre blanc, romarin, sauge, échalote piquée de clous de girofle, ail, carottes, fenouil frais) et y jeter le poisson encore vivant.

The Blue Note : Bonne boîte de jazz dans West Village. Clientèle assez huppée. Généralement un quartet (sauf le lundi). Max Roach, SarahVaughan, Maynard Ferguson, Milt Jackson s'y sont produits. es célébrités  viennent parfois y faire un boeuf. Les samedi et dimanche, de 12h à 18h, show, brunch et welsh-rarebit à bon prix.

Viande bleue : Dites-moi, garçon, j'avais demandé "bleue" ! ...l'entrecôte...

IKB : le bleu outremer foncé dont Yves Klein (1928-1962) déposera le brevet en 1960 sous l'appellation ci-contre:IKB.

[...et puis que sais-je encore...fixer à l'écran la Binoche de Kieslowski, tout en l'imaginant bras-dessus, bras-dessous, sur la grève lépreuse, érodée du Yang-Tsé...]

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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 16:24
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 16:16

Ensuite, il faut descendre un étroit escalier en colimaçon. On a remis les menottes au condamné, et Luchaire, poussé dans l’ombre par les gardes, a peine à ne pas trébucher. Au rez-de-chaussée, au bout d’un long couloir, une porte dérobée s’ouvre brutalement sur le quai ; quelques bourrades, une bouffée d’air, puis le fourgon cellulaire repart pour Fresnes à vive allure : le commissaire soupire d’aise, les journalistes n’ont visiblement rien vu. Les derniers bruits de la ville s’apaisent, tandis qu’une lueur grise, un ciel de neige à étoupe blanche montent vers l’est avec une douceur implacable. Jean aperçoit la haute prison, semblable à une forteresse noire. On l’emmène immédiatement au Quartier spécial, où il faut quitter les vêtements de ville, pour endosser un étrange costume, moyenâgeux de bure marron. Le pantalon d’un condamné à mort ne s’enfile pas ; on le boutonne sur les côtés après avoir passé les chaînes aux chevilles. En sabots, Luchaire est conduit au Quartier des condamnés à mort, soumis de jour comme de nuit à la haute surveillance. La casquette sur la tête, un fonctionnaire vérifie les chaînes, tâte les barreaux. Ignorant les couvertures déchirées, l’eau suintante sur les murs, le directeur de la prison jette sur la pièce un regard détaché et compétent. Il ajoute enfin que le prisonnier ne peut voir ses avocats qu’avec une autorisation spéciale du Garde des Sceaux. Soudain, Jean pense à l’éphéméride du jour, la Saint-Vincent , de Van-Gogh à Auriol, ce truculent garonnais que les spécialistes pressentent déjà à la présidence de la République. Il est 21h56.

Un mois plein au ballon ! Malgré lui, Jean prête l’oreille. Le miracle n’aura pas lieu. Les chants de son enfance ne traverseront pas la prison. L’administration pénitentiaire décide de ne tolérer aucune réjouissance qui pourrait servir de prétexte à des manifestations déplacées. Une mise en isolement, c’est peut-être mieux ainsi : les condamnés à mort sont seuls. Comme lui, des généraux, des amiraux, des préfets, des écrivains attendent ou ont déjà attendu dans leur cellules froide le moment de mourir. Sexagénaires avancés, la rosette à la boutonnière, ils avaient, eux aussi, soif de considérations, d’égards. Leur cœur un peu sec de hauts fonctionnaires s’étonne. Aujourd’hui, ils ne demandent qu’un peu de pitié. Ce qui les distingue de Luchaire ? Ils ont cru à la voix d’un Maréchal de France, connétable du déclin ; ce vieil homme couvert de médailles était leur incarnation, sa grandeur la leur. La discipline les a trahis. Jean, lui, en félon de cette « Double-France », a prétendu pour mieux se vendre. Leur point commun ? Ils ne sont plus des hommes illustres, patron de presse, grands commis, durs et zélés serviteurs de l’Etat, mais des traîtres. Le régime fantoche qu’ils ont, tantôt avalisé, tantôt servi, n’était pas le vrai. On leur a donc appris qu’ils étaient coupables d’intelligences avec l’ennemi. Les plus dignes admettent de disparaître, puisqu’ils sont des chefs, et qu’un chef doit payer de sa vie une bataille perdue ; Après avoir intégré qu’il n’y aurait plus de levée d’écrou, Jean médite volontiers la phrase de Machiavel : « Que ce soit dans la gloire ou dans l’ignominie, de toutes manières, la patrie doit être sauvée. »[1] Au moins voudrait-il être sûr que son sacrifice ne sera pas inutile, que les massacres de septembre 1944  ainsi que les débats actuels n’empêcheront pas la réconciliation nationale. Les uns, à son image, se consolent avec Dieu, les autres avec leurs souvenirs. Le besoin d’être justifié les hante : ils acceptent qu’on les tue, non qu’on les déshonore. Mais qui peut donc trancher ce dilemme ? Jean s’interroge comme eux, inlassablement. Quand il ne médite pas, il se met à écrire. Ca et là, tous azimuts, pêle-mêle : tous les souvenirs de vacances, Vienne, Casablanca, Monte-Carlo, tous les souvenirs de campagne, Vittel, les varennes tourangelles, les espaces landais de juin 1940, lui remontent lentement au cœur comme une très ancienne mélodie. Kaléidoscopique, entre réminiscence et relique, sa vie devient étrange, douce, elle ressemble au pays de ses rêves, au pays dont il vient d’être banni.

 



 
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 14:34
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 14:19

CADAVRE EXQUIS: Jeu de papier plié qui consiste à faire composer une phrase ou un dessin par plusieurs personnes, sans qu'aucune d'elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. L'exemple, devenu classique, qui a donné son nom au jeu tient dans la première phrase obtenue de cette manière : Le cadavre - exquis - boira - le vin - nouveau.

CANARD : "Le canard du doute, aux lèvres de vermouth" (I. Ducasse)

CARESSE : "D'une seule caresse, je te fais briller de tout ton éclat" (P.Eluard) ... Très envie de penser à Caresse Crosby...

CENDRE : "Maladie du cigare" (B.Péret)

COEUR : "Je n'ai pas su limiter - son coeur à sa seule poitrine" (?)

COLLAGE : "Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n'est pas la colle qui fait le collage (...) Il est quelque chose comme l'alchimie de l'image visuelle. le miracle de la transfiguration totale des êtres et objets avec ou sans modification de leur aspect physique ou anatomique. (M. Ernst)

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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 17:11
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 16:37

BAISER: Cruche d'eau du Masque de fer - " J'ai soif, oui, j'ai soif d'un baiser!" (G.Nouveau)

BEAUTE: La beauté sera convulsive ou ne sera pas...La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas." (A. Breton) - "Je suis belle et forte, mais je suis femme..." (C.Cros)

BIZARRE: Comment feraient-ils pour ne pas être des gens bizarres, ceux qui vivent en s'ennuyant tout seuls au monde ?" (JM. Synge)

BLONDE: "A vingt ans j'aimais mieux les blondes ; à trente, je préfère les brunes : je me suis donc dépravé." ( Th. Jouffroy)

BOUTON: "Et nous n'en finirions pas s'il nous fallait parler - de tous les boutons de porte vomissant quand la main les empoigne." (B.Péret)

BÛCHERON: "Lorsque l'homme et sa maîtresse prennent appui sur le corps l'un de l'autre, ou sur un mur et, se tenant ainsi debout, engagent le problème, c'est à la santé du bûcheron." P.Eluard)

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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 14:46

En vous promenant sur la toile...détournez-vous sans modération ...en ouvrant vot' gueule   http://www.myspace.com/souslaligne2txt

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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 12:15
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 11:38

AMI - "Toi, jeune homme, ne te désespère point ; car tu as un ami dans le vampire, malgré ton opinion contraire. En comptant l'acarus sarcopte, qui produit la gale, tu auras deux amis." (Ducasse)

AMOUR - "L'amour réciproque, le seul qui saurait nous occuper ici, est celui qui met en jeu l'inhabitude dans la pratique, l'imagination dans le poncif, la foi dans le doute, la perception de l'objet intérieur dans l'objet extérieur." (Eluard)

ARGOT - "L'argot de Rrose Selavy, n'est-ce pas l'art de transformer en cigognes les cygnes?" (Desnos)

ARNIM Achim d' (1781-1831)- ...retour en 2007] "L'oeuvre d'Arnim doit son intensité particulière à ce qu'elle constitue, de par ses déterminations, le lieu géométrique de plusieurs conflits de l'espèce la plus grave et dont nous sommes obligés de constater l'ENVENIMEMENT jusqu'à nous." (Breton)

ART - Coquille blanche dans une cuvette d'eau (?)

AUTOMATIQUE (écriture) - L'écriture automatique et les récits de rêve présentent l'avantage de fournir des éléments d'appréciation de grand style à une critique désemparée, de permettre un reclassement général des valeurs lyriques et de proposer une clé capable d'ouvrir immédiatement cette boîte à multiple fond qui s'appelle l'Homme." (Breton) 

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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /2007 13:22
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