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Mercredi 4 juillet 2007

 

 

Une ronde de mâtons qui sifflotent en l'endroit. L'oeilleton s'obstrue ; on frappe à la porte : quelques coups espacés puis rapides. Le dormeur s'éveille avec surprise, ouvre les yeux, tourne la tête. Le commissaire Raymond Lindon vient d'entrer sous escorte :

« X, votre recours en grâce a été rejeté ! C'est le moment d'avoir du courage. Vous serez fusillé dans une heure ! »

            Le condamné regarde à nouveau autour de lui. Des faciès blafards l'entourent : des magistrats, un greffier, le directeur de la prison, maîtres Lair et Joisson, des gardiens...La lumière brutale du néon lui fait ciller les yeux. Subrepticement il se redresse et demande à voix basse comment s'est passé l'avant-dernier acte. Roger Joisson a vu Teitgen mercredi, et il ne lui a rien laissé préjuger. Avant-hier, il demandait son dossier pour un dernier examen. De son côté, il continuait à recueillir des signatures et espérait toujours. Simone Lair interrompt et reprend  presque à voix basse : « J'ai été prévenu par téléphone, hier, au début de l'après-midi. » Les deux robins lèvent vers X. un visage emprunté comme s'ils ne se pardonnaient pas d'avoir échouer. Le condamné à mort s'entend répondre d'une voix blanche : « Vous avez fait l' impossible, finalement, vous êtes mes derniers amis. ». Et tandis que maître Joisson, l'ami de vingt ans, l'étreint, il pourrait penser à sa mère, désespérément. Cependant, l'un des gardiens lui déboucle les chaînes. X. est debout, et la cohue augmente encore, fureteuse, interloquée. On l'emmène au greffe où il s'habille sous les yeux froids d'un juteux chef et d'un colonel de gendarmerie. Les effets chics déposés par Madame, l'avant-veille, sont tout aussi glaciaux : une chemise de batiste Jacques Heim, le costume de cachemire coupé et offert par Lucien Lelong à la veille de son jubilé de mai 1941, des chaussettes de laine fine, le tout dans un anthracite de rigueur. Là-dessus, et plus curieusement, une cravate à fond rougeâtre, celle-là même qu'il vola à l'ami Zuccarelli au temps où ce dernier animait les projections des Souliers déchirés, des Obsèques de Barbusse au Centre d'études de l'Union soviétique. Stupéfait, il se chausse de mocassins d'un cuir épais à grosses coutures tout en constatant qu'ils ne lui appartiennent pas. C'est dans cette élégance effacée qu'il se prête sans sourire à la cérémonie des empreintes digitales.

 

  Les formalités administratives ont ceci de bons qu'elles meublent les derniers instants. Un bol de café bouillant, quelques bouffées de Pall Mall, plus d'entraves, un costume civil seyant (loin des caleçons qu'il portait à longueur de journée) ont réalisé une sorte de miracle : le condamné marche à la mort d'un pas détendu, en homme libre, comme tant d'autres qui, au gré de la reconquête, le sont devenus. Il s'efforce de lui offrir un visage affermi. En dépit de l'heure matinale, quelques camarades, Yoyo, Bassompierre, Masuy et La Mazière , l'ont entendu descendre, lui ont lançé l'au-revoir et souhaité du courage. X. ne hausse pas les épaules, et pourtant comme il semble loin de tout cela. L'huis se referme. Une cellule grise, à présent, et ces effets personnels pas encore glanés par le personnel d'entretien : une planche à écrire en merisier au pied d'un lit grinçant, les dernières lectures empilées, le Bloch est sur sa tranche, le Journal de Tante Marie, truffé, écorné, posé sur son dos. Des médicaments apportés l'avant-veille par le Docteur Paul, en doses homéopathiques depuis le suicide manqué de Pierre Laval, vaine thérapie puisque l'expéditive justice des hommes aura précédé la mort lente et douloureuse à laquelle sa phtisie le destinait. Un tapuscrit sur cahier à spirales, des lettres de réconfort et d'adieu, une photographie jaunie de Raymond Brajou ne peuvent dissiper la vacuité de cet espace, amorphe, atone.

 

 

 

 

 

Dans la cour, il retrouve le directeur des affaires criminelles, le juge d'instruction Olmi, quelques fonctionnaires, le Père Mouren, Jean Sablé-Eychène, le boxeur milicien qui partage le talus funeste et le médecin des morts. Il monte dans le fourgon cellulaire, les mains libres, entre deux gendarmes. L'aube de février  y est à peine. Tombe une neige grêle, fondue avant de toucher le sol. Par les fenêtres grillagées, X. perçoit le raclement des poubelles contre les trottoirs, les premiers pas dans les rues de la banlieue sud-est. Quelques minutes plus tard, c'est un reflet métallique : il vient de franchir la Seine pour la dernière fois, et repense subitement aux moments gais, complices, passés dans sa propriété de Vernon, aux côtés des passagers météores : les sauteries d'anniversaires, les mascarades de Titayna (Elisabeth Sauvy, sour de l'économiste) ou les parties de pêches au sandre avec oncle Carle et Henry Marx. La rumeur montante du jour s'efface et les phares éclairent encore, tantôt un mur gris, tantôt des grenades sculptées sur un fronton défraîchi. Il est 8h42. Entre deux haies de fusiliers, la charretière du Fort s'ouvre ; défilent faiblement éclairés, des cours boueuses, des fossés inégaux, le terrain militaire que borde au loin une frange de jour pâle, le stand de tir, un mur de ciment. Il aperçoit le cercueil ouvert. Le peloton est déjà sous les armes. Il faut descendre. Il fait froid : le condamné grelotte sous sa chemise. D'une voix encore nette, il demande qu'on lui épargne le bandeau. On le conduit devant le mur, on lui attache les mains. L'officier lit la sentence d'une voix forte, en roulant les dernières syllabes.

 A deux mètres, rangé sur une ligne droite et discipliné, le peloton met l'arme sur l'épaule : les flanqueurs ont de bons visages poupins frais et roses, encadrés de cheveux drus et courts, des têtes si ressemblantes à celles qu'ils rencontraient, rue Lauriston, les soirs de dînettes. Eux aussi pourraient avoir les jambes en coton. Ils s'appliquent, et  la cible se dérobe à travers le viseur, le fusil tremble sur leur épaule. Il n'est pas infamant de recevoir la mort des mains de douze enfants, d'autant que lui, il les aimait tant. Le commandement éclate dans l'odeur de poudre et l'envol des corneilles. Le corps s'est écroulé sur les genoux et le lieutenant se penche pour le coup de grâce. Tout est en ordre et le directeur sort le procès-verbal : une bonne réponse à Mauriac, à ses affidés, et à tous ceux qui parlent de justice sommaire. Cadencé, le peloton déjà s'en retourne, après avoir présenté les armes et salué le tricolore au rouge vif. Justice est faite par des mains pures. Tandis que tintent les dix coups du clocher Saint-Antoine, les fossoyeurs commencent  leur tâche macabre. Tout est bel et bien fini à l'heure des tierces. En lieu et place du gisant, l'herbe se redresse autour d'un mouchoir de soie, couleur bleu-République, laissé par le défunt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 2 juillet 2007

" ELLES ETUDIENT L'HISTOIRE DE l'ART. ELLES LISENT, ET PUIS ELLES VONT AU LOUVRE REGULIEREMENT TOUS LES HUIT JOURS. EVIDEMMENT J'AI TORT, MAIS CELA ME REFROIDIT, ME GèLE A MORT.

OH! LES MILIEUX INTELLIGENTS, TOUTES CES FEMMES, CES HOMME AUSSI QUI S INTERESSENT A TOUT, CONNAISSENT LES LIVRES, LES TABLEAUX, LA  MUSIQUE, S ARRANGENT ET FONT PARTOUT DE BONNES AFFAIRES INTELLECTUELLES EN BOURGEOIS AVISES ET PREVOYANTS...CES GENS QUI APPRENNENT TOUTES LES LANGUES, FONT TOUS LES VOYAGES ET RESTERONT SI EVIDEMMENT DES MEDIOCRES !  AH ! CE NE SONT PAS LES CHOSES INTELLIGENTES QUI FONT LES GENS INTELLIGENTS !

INCAPABLES D UNE VARIANTE AUX IDEES QU ILS APPRENNENT, AUX JUGEMENTS QU ILS ASSIMILENT, ET JE NE PENSE A DES NULLITES, MAIS A LA MOYENNE DES GENS TRES INTELLIGENTS ET TRES CULTIVES "

                                                                                                     MARIE LENERU  -  jeudi 19 decembre 1901

 

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Lundi 2 juillet 2007

D'ÂGE EN ÂGE, ET DE PLAINE EN PLAINE SUR LA TERRE

NOUS FÛMES LES VAINCUS DE LA VIE ET DES FORTS

NOS AÏEUX AUX JOURS D'HIER PLEURAIENT NOTRE MISèRE

DEMAIN NOS FILS DEVRONT REPRENDRE NOS EFFORTS !

 

NOUS SOMMES CETTE RACE AUX LARGES MAINS, CALLEUSES

D'AVOIR DEPUIS TOUJOURS MANIé LES OUTILS;

ET SI NOTRE REGARD FLAMBE SOUS NOS SOURCILS

C'EST AUX FLAMMES DE SANG DE NOS ÂMES HAINEUSES.

 

NOUS AVONS ENDURé LA FATIGUE ET LA FAIM

SOUS LE SCEPTRE DES ROIS ET LE BÂTON DES BRUTES

ET LES SIèCLES FURENT POUR NOUS DE LONGUES LUTTES,

Où NOUS N'AVONS PAS PU MAÎTRISER LE DESTIN.

 

 

NOUS SOMMES CETTE FOULE IMMENSE, AUX FACES PÂLES

DONT L'ÂME CHANTE AU FRONT DES MONUMENTS HUMAINS

LES TEMPLES AUX MURS BLANCS SONT L'OEUVRE DE NOS MAINS

ET NOTRE RÊVE MONTE AU FRONT DES CATHéDRALES.

 

NOUS SOMMES LES SANS-NOMS, QUI PéTRIRENT LE BEAU,

LES OBSCURS, LES RÊVEURS ET LES HOMMES DE LUTTE ;

ET NOUS FUMES PLUS GRANDS QUE LES ROIS ET LES BRUTES

DONT LE POING, SUR NOS FRONTS, PESAIT COMME UN FARDEAU !

 

 

 

UN SOLEIL D'ESPéRANCE A BRILLé DANS Le FER

DANS LE FER DES OUTILS QUI SE CHANGENT EN ARMES ;

NOS YEUX D'AVOIR PLEURé LONGTEMPS N'ONT PLUS DE LARMES,

NOS COEURS N'ONT PAS DE CRAINTES, AYANT TOUJOURS SOUFFERT.

 

NOUS SOMMES TOUS CEUX-Là QUI SOUFFRONT POUR LES AUTRES

TOUS CEUX DONT LA SOUFFRANCE EST LE BONHEUR D'AUTRUI,

TOUS CEUX-Là QUI PLAIGNAIENT LE CHRIST ET SES APÔTRES...

ET DONT LA PATIENCE EST à BOUT AUJOURD'HUI !

 

OUVRIERS DES FAUBOURGS, ARTISANS DES BANLIEUES

DEPUIS ASSEZ LONGTEMPS NOUS SOMMES RéSIGNéS,

DEPUIS ASSEZ LONGTEMPS DANS LA BRUME BAIGNéS

NOUS ATTENDONS LES JOURS DES GRANDES AUBES BLEUES.

 

 

CAR C'EST DES FAUBOURGS NOIRS DE NOS VILLES MODERNES

QUE MONTE DANS LA NUIT LE LONG SANGLOT DES GUEUX

LE GRAND SANGLOT DE DEUIL, PLEIN DE CONCERTS HAINEUX,

ET QUI MET UNE FLAMME AU FOND DE NOs YEUX TERNES !

 

CAR NOUS SOMMES LA RACE à LA GRANDE ÂME D'OMBRE

QUI SE SOUVIENT D'AVOIR PLEURé DEPUIS TOUJOURS,

NOUS SOMMES LES VAINCUS, LES GUEUX ET LES SANS NOMBRE

QUI COUVONS LA RéVOLTE AU FOND DES VIEUX FAUBOURGS.

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 29 juin 2007

 

L'ARIETTE DE LA PLUIE

QUI SANGLOTE ET QUI S'ENNUIE,

ECOUTE-LA SUR LES TUILES,

SANS FIN EN GOUTTES LASSéES

DISCRèTEMENT EFFACéES

PLAQUANT CES GAMMES SUBTILES

 

L'ARIETTE DE LA PLUIE

QUI SANGLOTE ET QUI S'ENNUIE,

ECOUTE-LA PAR LA BRISE,

Où SE FANE PRESQU' éTEINTE,

LA MONOTONE COMPLAINTE

SEMPITERNELLEMENT GRISE

 

L'ARIETTE DE LA PLUIE

QUI SANGLOTE ET QUI S'ENNUIE,

ECOUTE-LA DANS CE NOUVEL AUTOMNE

FINE AU FLOU DU CRéPUSCULE,

EPLORéE ET MINUSCULE

PAR LA BISE ET L'AIR ATONE

 

L'ARIETTE DE LA PLUIE

QUI SANGLOTE ET QUI S'ENNUIE,

ECOUTE-LA DANS TON ÂME,

SOEUR DOLENTE D' INDOLENCE

QUI DéSESPèRE EN SILENCE

PÂMANT SA DOULEUR DE FEMME

 

L'ARIETTE D'AGONIE

ET SA MUSIQUE INFINIE

MEURT EN ARPèGES GRACILES :

L'ARIETTE DE LA PLUIE

QUI SANGLOTE ET QUI S'ENNUIE,

ECOUTE-LA SUR LES TUILES

 

 

 

 

 

 

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Lundi 25 juin 2007

Aux abords de l'été, une glâne de lecture plaquée sur l'écran...cette sacro-sainte inexactitude des rapports hommes/femmes susurrée dans les états-d'âme du "sale amant"...

26 novembre 1939

"En sacrifiant tout à l'amour des putains, ma vie, mon bonheur, ma santé, mes enfants, mes amours, mes maîtresses, je n'ai pas trahi la tendresse. Car toujours la tendresse, apparaissait dans mes yeux et dans les leurs, aussitôt que mes lèvres et mes mains avaient formé les premières incantations de la douceur. "Comme tu es doux!" s'exclamaient-elles, avant même de s'allonger sur le lit ; ensuite elles le soupiraient (...)

L'émotion que j'ai eue un jour quand, dans un bordel assez infâme - mais les bordels de Paris sont-ils infâmes, là où règnent tant de courtoisie, de gentillesse, de tact, de silence, de pudeur ? - une femme me demanda :

- "Pourquoi me prends-tu, moi? Pourquoi ne prends-tu pas X (...mettons Marcelle)?

- Pourquoi elle plutôt que toi ?

- Parce qu'elle t'aime...tu ne le sais pas ; elle est folle quand tu ne la prends pas, au choix. Une fois elle a pleuré...nous nous moquons d'elle"

Son ton disait que la moquerie n'était pas méchante mais sympathique. Elle était partie de ce bordel et je ne l'ai jamais retrouvée. A moins qu'elle ait été une de celles que je retrouvais de bordel en bordel...Délicieux Paris de bordels, quelle douce vie furtive j'ai menée dans tes lumières secrètes. (...)

Le tour de mes visites n'était pas très long. Je me suis toujours demandé avec une curiosité poignante s'il ne m'en échappait quelqu'un, de ces antres si plaisants. Celui que j'ai préféré longtemps entre 1920 et 1926, c'était celui du 122 de la rue de Provence, avant sa transformation en usine perfectionnée. ll n'était pas très cher, mais il avait gardé l'air d'hôtel bourgeois qu'il avait sûrement été avant de devenir maison de plaisir. Il y avait aussi le 12 de la rue Pasquier...à peu près du même ton. Ceux de la rue de Hanovre étaient plus grossiers ; Je n'ai pendant longtemps fréquenté aussi assidûment la rue Saint-Augustin. Pourtant vers 193, deux ans, j'y retrouvais la plus délicatement vertueuse des filles.

C'était une Basquaise, au profil fin, aux merveilleux seins gonflés et fragiles comme des grains de muscat. Elle était si pure qu'elle ne voulait pas gamahucher les femmes (ndlr: pratiquer le cunnilingus...) ni en être gamahuchée et qu'on respectait cette intégrité. Elle me sucait avec une bouchée simple et pourtant fine. Je suppose que restée paysanne elle aurait trait les vaches avec le même air gaîment digne, avec ce soin consacré. (...) Un jour, elle me dit,  avec son accent aussi intact que tout son comportement :

- " Je voudrais une fois te voir en chambre!"

Cela voulait dire hors du bordel, à son jour de sortie. C'était leur rêve à celles que j'avais séduites de me retrouver dans une atmosphère plus romanesque. Poue elles, mais pas pour moi. Je lui donnai rendez-vous dans un café devant les Galeries Lafayette. (...) Elle m'aperçut, mais je m'enfuis. Quand je la revis, je lui contai une craque et elle ne sembla pas m'en vouloir. Elle partit et je m'enquis d'elle ; on m'assura qu'elle s'était mariée en Suisse. Celle qui me renseignait admirait sa chance:

-"Elle était si bien...si gentille. Une vraie camarade. Jamais une crasse ni un potin...Ah oui...elle avait une belle poitrine..."

Ô, ces raisins de muscat...

                                                                                                                 PIERRE DRIEU LA ROCHELLE

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Mercredi 25 avril 2007

RINGSVÄGEN (BANLIEUE DE STOCKHOLM) UN MATIN DE LA MI-AVRIL ............

"CHOUIN CHOUIN CHOUIN..."  EMMAILLOTTE, UN PETIT ÊTRE S'ECRIE DANS LE FRIMAS SCANDIK...HAUTE COMME TROIS POMMES A PEINE DEUX...PEUT-ÊTRE TROIS PETITS KILOS DE CHAIR ROSE-BONBON...UNE DUVETTE NOIRÂTRE SUR LE FRONTAL...ET DEJA TANT DE CULOT DANS LA MIMIQUE!!! CULOTTEE DEMOISELLE PARCE QU'AFFAMEE D'INSTANTS ET DE VIE AU LONG COURS...LA MENOTTE RIDULEE, QUASI TREMBLOTTANTE D'EMOTION A REGARDER DES PARENTS PASSIONNES DE LA VOIR MORDRE TETINE TOUT EN ESPERANT LA VOIR CROQUER LE SIECLE AUSSI GOÛLOUMENT...FIERS PARENTS...FIEFFEE NENETTE..."DORS, BEBE DORS...(J'L'AURAIS BIEN FAIT EN SUEDOIS CELLE-Là...) MAIS PRENDS GARDE DE BIEN EMOUVOIR TES ANCIENS... "A" COMME ATTENDUE (UN SEUL ÊTRE VOUS MANQUE...C'EST BIEN CONNU!!! ...LA BANALITE N'EMPÊCHE PAS L'INTENSITE DE CE GENRE DE RENCONTRE... TRIANGULAIRE, EQUILATERALE MÊME...) "L"COMME LUMINEUSE DANS SON ENVELOPPE BLAFÂRDE..."V" VICTORIEUSE...DISONS NAISSANCE VICTORIEUSE DE PARENTS VAINQUEURS DU SORT ET  LE "A" ETERNEL DE CE MOT ROUCOULE QU'IL EST SOUVENT BON DE TAIRE QUAND ON LE SOUHAITE SINCERE ET DURABLE... ALVA... TCHI-PATOUNET DU BLANCHAIS, COMTE DE MARCHESINI  ET CARO-TOUT-SOURIRE.....UN EPATANT TRIO AU SEUIL DE L'ACTION...PETITS BOUTS DU NORD ET DES SUDS ...NOUS NE POUVONS QUE VOUS FELICITER EN ATTENDANT BIEN BIEN MIEUX...VOUS ACCOMPAGNER DANS LE REGARD DE CET ECLATANT TRESOR ANCESTRAL...LA FAMILLE ...QUE L'ON AIME...C'EST BIEN CONNU!!!

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Lundi 16 avril 2007

" IL VAUT SOUVENT MIEUX LIRE LES VOYAGEURS QUI ECRIVENT QUE LES ECRIVAINS QUI VOYAGENT (sauf peut-être Flora Tristan..."   in NICOLAS BOUVIER, L'usage du monde, Paris, 1963 http://nicolasbouvier.avoir-alire.com/index.html

 

CONTINUONS NOS CONTRIBUTIONS EXOTIQUES A TRAVERS LES POINTS DE MOUILLAGE OPTIMAUX DE NOS ANCÊTRES CORSAIRES EN CES CONVALESCENTES COLONIES D'ANTAN. DANS LA PEAU DU CORNAC ME REVOILA EN SCENE AUX TES DE MA COLOCATAIRE DE COEUR! ECONOMISERAI, CETTE FOIS-CI, LE RECIT PROSAÏQUE DES PREPARATIFS EXCITANTS, DU CO-VOITURAGE BEAU-PATERNEL ET DE CE TROP LONG CROSS-OVER INTERCONTINENTAL..."L'ÎLE-AUX-FLEURS"...RETOUR AUX ANTILLES POUR AUTANT DE CHOSES VUES PAR AILLEURS. ELLE A COMPILE TOUS LES GUIDES DE VOYAGES, COMPLOTE, QUE DIS-JE, CONSPIRE CE SEJOUR DE PRINTEMPS POUR FINALEMENT CONCOCTER CE SAVOUREUX PERIPLE AVEC LA COMPLICITE CRISPEE D'UNE HÔTESSE D'AGENCE COINCEE ENTRE DEUX R.T.T ; AVEC EN PRIME, UNE OFFRE PROMOTIONNELLE SUR LE CAROSSE DE CONTREE. A Y EST ! ON DESEMBARQUE DE NOTRE BOEING "CORSAIR" (TANT PIS...J'AVAIS DIT SANS MARQUES...) A TRAVERS CE COULOIR CLINQUANT ET CLIMATISE A SOUHAIT ; LES PASSEPORTS...LES REGARDS SCRUPULEUX DES DOUANIERS SUR MA TOUFFEUR CREPUE...DOUBLE PERCEPTION DES BAGAGES ET DE NOTRE COCHE DE COMPAGNIE : UNE CORSA COULEUR COLONIALE, NOUVELLE SERIE, JANTES ALLIAGE ET SUSPENSION DE RIGUEUR. LA CLE SUR LE CONTACT, UN BECOT RASSURE, LE COFFRE RAPIDEMENT GARNI ET IL N'Y A PLUS QU'A...

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CAP SUR NOTRE PARADIS CLIPE FACON PUB "FA" VOIRE "BOUNTY"! DOSTALY - COMMUNE DU FRANçOIS SISE EN PLEIN CENTRE-EST MARTINIQUAIS...ENTRE CHOPOTTES ASSOIFFEES ET RAVINES CONFINEES, IL Y A LA "FREGATE BLEUE", LE REPAIRE RETRANCHE DE NOTRE MISSION DE RECUPERATION (http://www.fregatebleue.com/). CE PARADIS...COMMENT DIRE !? A PARJURER MILTON ET CESAIRE REUNIS, IL N'EST NI PERDU, NI RATE...IL EST TOUT JUSTE ESSENTIEL ET C'EST BIEN Là NOTRE VERITE HEBDOMADAIRE. A PEINE SORTI DE SON SERVICE DOMINICAL, ROBERTO, LE GERANT DES LIEUX, NOUS ASSENE LES PREMIERS SOURIRES, DOUX ET TELLEMENT RASSURANTS APRES TANT D'HEURES DE TRANSBORDEMENT. ACHALANDE DE NOS EFFETS, NOUS VOILA MAINTENANT SUR LE PERRON DE NOTRE PETILLANT "BEGONIA"! ET QUELLE CHAMBREE MES AIEUX!!! UN PATIO TERRASSE DE DALLES-VIN, JALONNE DE COMPORTES BLANCHES ET SOMMET(REMENT) ABRITE DE TUILES GUICHARD&CARVIN...L'AUTRE MARSEILLAISE UNIVERSELLE QUE LE MONDE ENTIER NOUS ENVIE ; LES LEZARDS Y GROUILLENT DE CULOT, D'INTREPIDITE, LES MARINGOUINS Y TREPIGNENT DE VORACITE AU DEVANT DE CES TOUFFUS PARTERRES DE SIGUINES ET D'HIBISCUS ENCLINS A S'INCLINER DEVANT NOTRE ARRIVEE. UNE BREVE TOILETTE, ENIEME BAISER VOLE PUIS - HOP - ROBERTO PROPOSE LE VERRE BIENVENU DE L'AMITIE : UNE BIERE "LA LORRAINE" BRASSEE AU LOCAL...çA NE S'INVENTE PAS, FOI DE NANCEIEN... ET UN PLANTEUR DE DECOR POUR LA DAME DE LA TE. LA CLEPSYDRE N'EN CONTINUE PAS MOINS SON EGRAINEMENT MÊME PASSES LES VIVATS DE NOTRE PLANTE DE DRAPEAU. UNE DOUCHE TIEDE, UN RANGEMENT BÂCLE DE NOS GARDE-ROBES DANS CETTE ARMOIRE DE ROBLE COLONIALE PIS DÎNER SOUS LA TENTE BOISEE Où NOUS NOUS SUSTANTONS D'UN COLOMBO DE PORC ECHAUDE DE MILLE EPICES, AGREMENTE DE SA CHARPIE DE RIZ SAFRANE ; UNE NOUVELLE ABLUTION ENRHUMEE D'UNE IVRAIE FATIGUANTE ET D'UN APPEL AU SOMMEIL QUI N'A DEJA QUE TROP DURE.

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J'AI TOUJOURS HONNI LES LUNDI MAIS LES DISCONTINUITES NE SONT PAS POUR ME DEPLAIRE!!! AUBE AJOUREE D'UN LEVER PAR TROP MATINAL - 6H30 PEUCHERE... -, PRENONS LE SIEGE SUR LA TERRASSE AVEC VUE INAUGURALE SUR LES "FONDS BLANCS" DU LITTORAL, GLORIOLE DU SUD-EST INSULAIRE : ROULADES DE JAMBON BLANC, TRANCHETTES D'ANANAS ENGOUFFREES AVEC PAIN INDUSTRIEUX ET VIENNOISERIES TIEDIES ; RASADES DE JUS DE GOYAVE FRAIS ET LAMPEES DE NOISETTE ALLONGEE VIENNENT PRECIPITER LA DESCENTE...UNE BLONDE SOUS PATIO (...LE "GAROT"...PAS L'ACCOMPAGNATRICE...ENCORE MOINS LA BIERE DESIGNEE COMME TELLE...PAS DEJA!!!) PUIS COUP D'OEIL FURTIF SUR LA CARTE AFIN D'Y REPERER L'ITINERAIRE AUDACIEUX DU JOUR. COCO - FIN D'ANONYMAT - EST AU VOLANT DE NOTRE OPEL IMMACULEE, IL EST 7H40, R.F.A (DIXIT "FREQUENCE ATLANTIQUE") DIFFUSE UN ZOUK-LOVE DES PLUS OUATES, IL NOUS FAUT GAGNER "LE VAUCLIN" ET SA PLAGETTE DE LA POINTE FAULA : UN SABLE BLAFARD, DES VAGUELETTES ECHAPPEES DU LAGOON...TOUJOURS SIDERE PAR LE SERPENTEMENT DES FLOTS, CE TE INSAISISSABLE, "SANS CESSE RECOMMENCE" DES VA-ET-VIENT OCEANIQUE ; TOUJOURS EST-IL QU'UNE POIGNEE D'HEURES NOUS SUFFISENT AVANT DE LEVER LE CAMP D'UN ESTRAN QUI VOIT CONVERGER EN MASSE LES DOUDOUS ET FAMILLES PIQUE-NIQUEUSES DE CE LUNDI CHÔME...LA PÂQUES EST BIEN JOYEUSE PUISQUE L'HILARITE DES UNS RIME AVEC L'EBRIETE DES AUTRES... TOUS CES MÂLES AVINES AUX REGARDS SEXUELLEMENT FEROCES, LAMES OCULAIRES Où LE PHALLUS A REMPLACE LA RETINE ! UN SAUT PAR LE VAUCLIN...BAIN CHLORE D'UN TOUR COMPLET D'HORLOGE, PIS DESTINATION CLUB-MEDITERRANISEE VERS LA "PRESQU'ÎLE DE LA CARAVELLE" AVEC UNE PAUSE-DEJEUNER DANS LE COEUR DE TARTANE, A MÊME LA PROMENADE Où LA PASCALITE BÂT SON PLEIN ! Là... LE "RESTO DU PONTON" A ETE PREFERE A LA GARGOTE DE SUZY (...POUR LE PLUS GRAND BIEN, PEUT-ÊTRE, DE NOS FOIES DE PARIGOTS...), TANT EST SI BIEN QUE ROSALIA-LA-TENDRE-JOUFFLUE NOUS REGALE D'UNE ASSIETTE D'ACRAS ENSALADEE ET D'UNE BROCHETTE D'UN SUCCULENT MARLIN PORTEUSE DE QUELQUES POMMES-FRITES. UN ROT...PAIEMENT DE NOTRE ECOT SUIVIT D'UN CABOTAGE D'ASPHALTE AU GRE DES VENELLES ASSOURDISSANTES DE FIESTA. NOUS EN RETOURNONS AU BERCAIL Où L'EAU DE PISCINE EST TOUJOURS AUSSI CHAUDE ET LES 21H. DINEES TOUJOURS AUSSI GOUTUES : TROIS MESURES DE PISSE EFFERVESCENTE NOUS ONT DESSOIFFE, LES SETIERS DE COCKTAILS NOUS ONT EGAYE, LE RESTE...TABOULE, TOULOULOUS (= CRABES FARCIS), BLAFFS ET PUREE DE PLANTAIN... N'EST QU'INVITE A CONTINUER LE RÊVE EVEILLE.

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ECHAPPEE BELLE ENTRE CAP-FERRE ET POINTE MACRE - UNE DEPARTEMENTALE DESERTEE AU MOMENT DU LABEUR AUTOCHTONE. SLALOM ENTRE LES CARCASSES DE CAISSES DE CHAUFFARDS PILLEES DE DELAISSEMENT... UNE BONNE DEMI-HEURE DE PISTE(S)...CAHOTS DES NIDS-DE-POULES ASSURES...LENTE DESCENTE à 15KM/H DE CE MAGISTRAL AMPHI. BORDIER. SITÔT LES SERVIETTES ETIREES SOUS UNE FEUILLE D'AREC RECALCITRANTE, QUE VOILA DEJA NOS CHAIRS ALIZEENNES, TOUTES EMPREINTES D'IODE, D'EMBRUNS ET DE SEL ATLANTIS. AU PASSAGE, ACHEVE CARACALLA ET SON ÂGE D'OR DES MONTPARNOS, ELLE DEVORE QUELQUES NOUVELLISTES ANGLO-SAXONS A LA MODE, ALTERNONS AVEC MAESTRIA LES BAINS APAISANTS AUX SECHAGES MINUTES SOUS LE REGARD DISTRAIT DU JOGGER MATINAL ET DES LUNCHEURS INDIGENES. RAPATRIEMENT DES COMPERES ET DE LEURS FRUSQUES ENSABLEES SOUS UNE UNE SYMPHONIE DE MERLES PEPIANTS D'EFFRAIE. LE CORPS S'AFFAISSE DANS NOTRE OPEL BOUILLONNANTE Où LES CUIRS NE SONT QUE RUISSELLEMENT. DEJEUNONS SUR LE DALLAGE CRÊME DE LA "TERRASE TURQUOISE" AU-DESSUS D'UN COQUET GAZON SUR-ARROSE, FACE AUX TURQUOISERIES DE L'ENSEMBLE ÎLET/MACARET, JOLIMENT CONTRASTES AVEC CES TROUPEAUX DE MOUTONS EVADES DU GRAND LARGE. JEANNE, LA FIEROTE METRO EN FUITE SUR CET EDEN, PASSE LA COMMANDE EN S'ASSURANT QUE LA NORME ANTI-TABAC SERA RESPECTEE, MÊME EN PLEIN-AIR (!?)...AU FINAL, NOUVELLE GAVEE D'ACRAS POUR DEMOISELLE (DECIDEMENT...C'EST UNE CURE DE SEL, D'EPICES ET DE GRAISSES!) ECHANTILLONNAGE DE TRESORS MARINS POUR DAMOISEAU (LE THAZARD BRAISE JOUXTE DE CROQUANTS LAMBIS SUR LA PIQUE ENFUMEE ...) LES PANTETS DE CHEMISES BOUFFONNENT AU GRE D'UNE PANSE GONFLEE DE REGAL, TELLE DES MANCHONS A AIR...REGAGNONS NOS PENATES AU MITAN DE L'APRES-MIDI, ENIEME BRASSEE EDULCOREE SOUS CHLORURE, GLÂNE ROMANTIQUE DE FLEURS D'HIBISCUS JONCHEES SUR LE SOL, CULOTTEES RAPINES DE "ROSES DE PORCELAINE" ARRACHEES DE LEURS CIMES FOURRAGERES... "Ô TEMPS, SUSPEND TON VOL!!!" L'OPERA-TISE DE RIGUEUR (LORRAINE + LORRAINE + PUNCH-BANANE + DAÏKIRI = YVRONGNERIE EQUINOXIALE ET DECOMPLEXANTE !)...JUSTE LE TEMPS DE PASSER CHEZ CASINO - CE GEANT DE CONSUMERISME IMPORTE - DECOUVRIR, FARAUDS, D'AUTRES CURIOSITES FRANçOISIENNES TELLES QUE LE GROIN SALE (POUR AMATEURS D'ABATS ET PLUS SPECIALEMENT DE PIEDS DE PORC...J'EN SUIS!), LA COUSCOUCHE COSTA-RICIENNE, L'IGNAME, LE CHOU DE CHINE ET LA FRESSINNETTE (= GROSSE BANANE ITHYPHALLIQUE...) DANS LEUR COSTUME D'APPARAT POST-RECOLTES ; RAPIDE DÎNETTE CHEZ NOS HÔTES Où L'AUTEL EST CEINT D'UNE ODEUR DE CAÏMITE FARCIE ET NOS GOSIERS EXPRESSEMENT PARES DE CETTE SAUCE AU RHUM-VIEUX POUR SAUTE DE VEAU.

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TOUJOURS CHIANT DE NARRER LA VEILLE... MÊME SI LES INSTANTS DEVOILES, BIEN QU'OCCULTANT LA PRIMEUR DU RESSENTI, S'APPARENTENT A AUTANT D'HUILES SUR TOILES POLYCHROMEES PAR LEUR BREVE DECANTATION. UNE VIREE PLEIN-SUD SUR LA "GRANDE ANSE DES SALINES" Où, DU COUP, NOUS RENOUONS AVEC LA MARE CARAÏBE, SA BARRIERE DE CORAIL, SA DEMI-LIEUE DE SABLE CRISTALLIN ET SA METROPOLISATION MASSIVE DE TRIBUS CHARTERISEES. HALTE A SAINTE-ANNE, HAVRE DE PÊCHEURS CALé DANS UN COHé...RUELLES ETRIQUEES...EGLISE MIGNONNETTE KODAKEE PAR MA COLLEGUE ; COLLATION A LA "DUNETTE" AVANT LE DEBUT DU SERVICE, NOUVEAUX SOURIRES, NOUVEAUX CLINS-D'OEIL , L'ENLACEMENT MANO A MANO N'EST PAS MAL NON PLUS ! ACHAT CHEAP D'UNE PAIRE DE CARREAUX EMAILLES, VERSION DANDY-POP DANS LE REGISTRE D'UN JARVIS COCKER, D'UN IAN BROWN, D'UN RICHARD HAWLEY, D'UN JACNO, VOIRE D'UN NEIL HANNON...LES SEMPITERNELLES "POSTALES" POSTEES A L'ARRACHEE...TIENS ! VIENS PAR Là...MATE CETTE KITSCHERIE PRÊTE A TA PORTEE...ELLE FERA AU COMBIEN L'AFFAIRE...PIS LA FREGATE A L'HEURE D'UN ZENITH D'APLOMB...UN EQUIVALENT DE NOTE INFRA PLAQUEE AU "H" DE ZENITH PUISQUE J'OMETS LA PAUSE SYNDICALE "CHEZ LEGER", LOLO TOUT DROIT SORTIT DES ESQUISSES LES PLUS DEGLINGUEES DE SON FERNAND EPONYME ; RONDINS DE BOIS VERMOULUS FAISANT OFFICE DE PLANCHER, LIGNEURS ET LIMIERS DU COIN AUX PRISES AVEC LES C.R.S. LES PLUS CORSES DE CE BORD DE ROUTE (LIRE "CITRON/RHUM/SUCRE DE CANNE"...POINT DE MARECHAUSSEE...), TABLES ROUILLE-ROUILLE D'UNE CAHUTE GROSSIEREMENT DEFRAÎCHIE CAMPENT LE PREMIER PLAN DU TRAVELLING.  AUSSI, MATHé, AUX LEVRES PULPEUSES ROUGIES DE COQUETTERIE, DECLAME UN MENU DU JOUR POUR LE MOINS RESTREINT: QU'A CELA NE TIENNE, LES DEUX REPONSES SONT UNANIMES CAR IL FAUDRA DESORMAIS S'ADONNER A LA DEGUSTATION GOINFREE D'UN POULET BOUCANé (CUIT A LA SCIURE DE CANNE...) SUR SON LIT DE POUDRE SPICY? Là Où LE SAFRAN CONVOQUE L'OIGNON PILé ET LA CIVE EFFEUILLEE TELS SES MEILLEURS ADJOINTS. EN MARGE DE LA BECQUEE ( SANS MAUVAIS JEU DE MOTS), UN FADASSE CHOU CHINOIS, UNE TI'NAIN CONFITE ET UN RIZ CREOLE GORGé D'HARICOTS ROUGES POUR LA PLUS BELLE IGNITION DE NOS PALAIS PUIS DE NOS FONDEMENTS. LA CARTOUNETTE...LA POLITESSE A CES MESSIEURS AVACHIS D'EXCES BACHIQUES ET LE REPLI RENGAINé VERS LA NICHEE DE NOTRE EXIL HEBDO. IL EST 15 HEURES TOUT AU PLUS...LA TROTTEUSE S'EST SOUDAIN RALENTIE AU RYTHME DE CETTE FIN D'APRES-MIDI DE FARNIENTE, RICHES HEURES DE CUISSON LEZARDEE A ROUÏR LES PEAUX ROUGES VERS LE TON MORDORE. INDEX SUR LA LANGUE, PAGES 2...4...6...38...74 DE NOS SAINES LECTURES (ME TERMINE A L'INSTANT LA DELTHEILLERIE DE SAINT-JOSEPH, PAÏEN D'OCCITANIE, MAÎTRE-ES SENTEURS AUTHENTIQUES DE NU ET DE BOSC, LE VRAI TROUBADOUR...QUOI! SI PROCHE D'UN GUILHELM D'AQUITAINE...) 50 METRES DE NAGE INDIENNE EN PETIT BASSIN, ME TRAÎNE, ME TIRE LAMENTABLEMENT SUR LA MOSAÏQUE DE FOND DE PISCINE TELLE UNE BITE LARVEE (BITE...AUTRE NOM DU JAMBONNEAU DE MER...J'ENTENDS BIEN !) TTTTTTTTTTTTTTUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTT...UN COUP DE SIFFLET...L'APERO AMBRE EST, PARAÎT-IL, SUR LE POINT D'ÊTRE SERVI SUR NOTRE TABLE DE JARDIN EN PLASTOQUE BLANC...20H15...L'HEURE DE LA CLAPPE : ENTREES BOUDINEES POUR LES DEUX BECS, ELLE OPTE ENSUITE POISSEQUAILLE, MOI, (TERRIBLE TIR DE COUVERTURE!) JE DEMEURE AU CARNé AVEC CETTE VOLAILLE TRUFFEE DE BANANES, SERTIE DE FRUIT-A-PAIN ET DE SAPOTILLE CARAMELISEE...AVONS BEAU RESISTER...UNE POIGNEE DE SABLE SUPPLEMENTAIRE VIENT DEMANGER LES PAUPIERES FLETRIES DE VOYAGEURS EN PERPETUELLE REMISSION ...LE TROU NOIR EST Là...BIEN Là !

                               

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 JEUDI 12 AVRIL - 5H20 - ELLE EST PRISE D'AFFREUSES CRAMPES STOMACALES...IL NOUS FAUT DONC ANNULER LA PROMENADE PROGRAMMEE ET TENTER DE NOUS RENDORMIR LE PLUS TARD POSSIBLE, CAR LE JEUDI, C'EST DECIDE, SERA SEDENTAIRE... PEU DISPOSES A TOUT MOUVEMENT, NOUS CONVENONS DE DEMEURER EN NOTRE CAMP RETRANCHE POUR LA PRESENTE. "NE RIEN FAIRE" N'EST PAS QU'UN PLAISIR...C'EST ICI UN ART DE VIVRE!!! REQUINQUEE PAR QUELQUES MEDICATIONS, ELLE SERA TRES VITE LA COMPLICE AU SOURIRE RETROUVE DE CETTE PARESSE ORGANISEE. UNE PLEINE JOURNEE DE BIBLIOMANIE, Là...A QUELQUES ENCABLURES DE L'ELDORADO...VOLTAIRE AVAIT DONC RAISON : QUAND ELLE ACHEVE LES CONFESSIONS DE CONSTANCE DE SALM,  FEMINISTE HONTEUSEMENT MECONNUE, ME SUIS ENGLOUTI LA CORRESPONDANCE RETROUVEE DE PIA A SON MAÎTRE WALLON, LE "PRE-SURREALISTE" FRANZ HELLENS (1922-1925)... PIECE DE CHOIX, INCONTESTABLEMENT! CONFIDENCES AVARICIEUSES POUR LA POIGNEE D'HEURES RESTANTES...LA SAUCISSE SECHE S'INVITE ICI-BAS ALORS QUE DES AMUSES-GUEULES OCCIDENTAUX, RAMOLLIS PAR TOUJOURS PLUS DE LARMES ETHYLIQUES, VIENNENT COMPLETER LE LOT DE NOS NOURRITURES TERRESTRES...C'EST ON NE PEUT PLUS TERRE-A-TERRE ; GROS COUP DE CHAUD SUR LE TAN AU TEMPS-FORT D'UN APERO Où LE RHUM S'EST INVITE CHEZ DAME POMME-FIGUE AVEC LA MEDIATION SUCREE DE L'OR DE "PETIT-BOURG"...DÎNER REUSSI DANS SA DELECTATION COMME DANS SON ORIGINALITE AVEC COMME GRANDS VAINQUEURS CE SOIR, EX-AEQUO A L'UNANIMITE, LA GIROMONADE (=SOUPE DE GIRAUMONS LARDEE D'UNE SUCCULENTE POITRINE DE COCHONNET BALNC...) ET CE NON MOINS EXQUIS BOEUF AU GINGEMBRE, STIMULANT, COMME LE VEUT LA LEGENDE, UN EXCES DESPOTIQUE DE PHALLOCRATIE. BESOIN DE RAPPELER QUE CES DEGUSTERIES S'HARMONISENT AVEC LE DEHANCHEMENT RACé DE NOTRE WAITRESS PREFEREE...APPELONS-LA...CREOLA!!! AAAAAAAAHHHH CREOLA...CORSAGE BAROQUE BLEU-PAILLETTE AVEC GOUGOUTTES RAFFERMIES, PETIT JEAN BLANC TOUJOURS TROP COURT AU VU DU PROMETTEUR DENIVELLE DE LA VALLEE DU REIN...UN SOURIRE-PEPSODENT QUI PORTE DEFI A TOUTE VELLEITE DE DETARTRAGE, DES LOCKS EGALES ET COURTES FRÔLANT L'OEIL GOURMAND...ILLUSTRANT CHAQUE PAROLE APPLIQUEE D'UNE HÔTESSE QUI POUSSE, CHAQUE SOIR, A UNE CONSOMMATION ACCRUE DE GOÛTS ETONNANTS... DETONNANTS. APRES L'ENVOUTEMENT, PLACE AU PRELASSEMENT D'UNE COUCHE FRAÎCHE ET A L'EXHALATION DE RONRONS CHAUDS DANS L'ECHO.

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AU DEMEURANT FAIBLARDE, ELLE ME PRECIPITE TOUTEFOIS VERS LA DIVAGATION!!! AU PROGRAMME...UNE MATINEE MAGNETIQUE...CIRCUMNAVIGATION PLEIN-SUD...SUD SINGULIER QU'IL CONVIENDRAIT CEPENDANT D'ACCORDER AU PLUS BIGARRE DES PLURIEL : DECOLLAGE A 7H39 TRES PRECISES, ELLE A LE TEINT LAITEUX EN DEPIT DU HÂLAGE ET L'AINE ENDOLORIE ; ME VOILA ANXIEUX DE LA VOIR EMBRAYER, DEBRAYER, ACCELERER, DECCELERER DE LA SORTE. TOUJOURS S'AVOUER VAINCU PAR LA PUGNACITE, L'INFINIE CURIOSITE FEMININE ! HARO SUR LES SUDS, DISAIS-JE...POUR CE, EMPRUNTONS LA GRAND-ROUTE QUI RALLIE FORT-DE-FRANCE AU MARIN...HISTOIRE DE GAGNER QUELQUES MINUTES - LE COMBLE ...EN VACANCES - TANT LA SUITE DES REJOUISSANCES RALENTIRA NOTRE CONVERGENCE AU GRE DES LACETS ET AUTRES, CHEMINS VICINAUX. PASSAGE AUX ABORDS DE DUCOS, RIVIERE-SALEE, COUPS D'OEIL MINUTéS SUR LA COUTUME RALENTIE DU WEEK-END MARTINIQUAIS...COMME ON LA PRATIQUE AUX TROIS-ÎLETS : LEVER DU COUDE AVEC EN SON TERME UN GODET TRANSLUCIDE AU COURANT DE LA MÂTINE, ATTABLEES PARESSEUSES CHEZ NONO, MOMO, BALOUA...TOUJOURS CE "REGARD SEXUELLEMENT FEROCE" (...SANS AVOCATS NI MANIOC...) A L'ENCONTRE DES COCOTTES ET DES POULES MALENCONTREUSEMENT EGAREES DE PASSAGE DANS L'ARENE. FEMMES TRIMARDES DE GENERATION EN GENERATION...PETITS PLACÎTRES AUX ENFANTS JOUEURS DE CAVALES...LES DIGRESSIONS PEUVENT ABONDER EN LA MATIERE...TRAVERSEE DE "LA PAGERIE", LIEU RETENTISSANT DE LA GENEALOGIE IMPERIALE, PUISQUE C'EST ICI QU'Y NAQUIT JOSEPHINE  DE B...FUTURE BONAPARTE ET PAIRESSE DE FRANCE ; MONTEES DE MORNES CAHOTEUSES ET MESUREES A 15...PEUT-ÊTRE 20 KM/H...LE PASSAGE EST LENT, PROPICE A LA CONTEMPLATION DE LA SAUVAGERIE AMBIANTE...DE CET ECOSYSTEME PRE-LITTORAL Où LA LIANE ET L'EPIPHYTE SEMBLENT QUASIMENT RECOUVRIR LEURS DROITS SUR LE BITUME CIVILISATIONNEL. "GRANDE ANSE D'ARLET" A L'HEURE DES LAUDES! OU COMMENT JOINDRE L'UTILE A L'AGREABLE ET LAISSER REPOSER LE RADIATEUR D'UNE AUTO SURMENEE TOUT EN FAISANT TREMPETTE EN CE COIN BENI D'UNE CÔTE FINEMENT CISELEE. PRENDS BIEN VOLONTIERS LE RISQUE D'ÊTRE REDONDANT TANT LES EAUX RAYONNENT D'UNE CLARTE "PASTEL", LE VOILIER Y MOUILLE MAJESTUEUSEMENT, HORS DU TEMPS, INERTE ET GRACILE COMME DANS LES TOILES DE CANAVAGGIO. DES GARçONS RIEURS ET BANDITS DE JEUX INTERDITS NOUS AMUSENT, Là, A L'OMBRE DE JEUNES FLAMBOYANTS, DU CHIENDENT ET AUTRES LILIACEES QUI NE SAURAIENT TANT SE BONIFIER SOUS DES CIEUX VOISINS... CROSS-OVER TO LES ANSES D'ARLET A L'HEURE PLOMBEE ET VRAISSEMBLABLEMENT DENSE PUISQUE LA PLEBE EST DANS LA PLACE...PETITES COURSES DE PROXIMITE ET DE PREMIERS BESOINS... OEILLADE SUR PLAN PUIS ENTAMONS UNE CHEVAUCHEE LITTORALE D'UNE BONNE TRENTAINE DE BORNES AU COEUR DE L'EXTREMITE MERIDIONALE...LE MEHARISTE EN BORDEE N'EST PAS BIEN LOIN...RIDULES DE CARROSSERIE FRETILLANTS, TREMBLOTTANTS AU PLUS TORTUEUX DE L'AVANCEE : MORNE JACQUELINE, MORNE GENTY, LE PERIMETRE DESOLE DE LA MAISON DU BAGNARD, POINTE MAURICE EN GUISE DE FINISTERE AVEC OUVERTURE SUBITE DU CHAMP VISUEL SUR LE TRES MEDIATIQUE "ROCHER DU DIAMANT"...COLOMBIN BISTRé EMMERGENT D'UNE CUVETTE DE CHIOTE A L'ETIAGE...ENIEME CLICHE DE NOTRE QUICKSNAP-FUJI ...HISTOIRE DE DIRE QUE...PIS FONçONS RAPIDO A TRAVERS LA CAPITALE TOURISTIQUE DE L'ENDROIT. NOUVELLE ENVIE DE FRAÎCHEUR ET SAINTE-LUCE SEMBLE SE PRESENTER A NOUS COMME LE REFUGE PROVIDENTIEL...DE CÂLINS CONCILIABULES A AMENDER NOTRE CONVENTION DE COUPLE, FLIRTING AVEC NOS LIVRES, AVEC NOS LEVRES...ETRENNONS ENFIN NOS MASQUES DE MAREE, RIDICULEUSEMENT, DANS UNE Ô BRUMEUSE PARCE QU'OCEANE...MES CINQ DOIGTS DANS SA SI JOLIE MENOTTE BRONZEE DURANT LE RETOUR EN FREGATE...RETOUR RETORS BRUSQUEMENT INTERROMPU PAR LES BESOINS DE TABLE ; CASSE-CROÛTE MARINIER AU MARIN AVEC A LA CLEF (PREFERE CE MOT AVEC LE "F" TERMINAL  DE FERMER...) LE MARIAGE DE L'IVRESSE DIURNE, HOUBLONNEUSE ET D'UN DEJEUNER DE 15 HEURES CHÂTOYANT D'AUTHENTICITE ET DE SIMPLICITE-MAISON. SIMPLE PRECAUTION DE GUIDE NEANMOINS : NE JAMAIS LAISSER VOT' POULE SEULE AU MOMENT DE REGLER VOTRE DÛ (...FAUT VOIR LA GUEULE DE LA POULE...CERTES...)CAR UN COQ DE PASSAGE TENTERA IMMANQUABLEMENT UNE PARADE DE SON PLUS GRAND CRÛ ! PISCAILLE...LECTURES EMPRUNTEES DU TEXACO GONCOURISE DE CHAMOISEAU PENDANT QUE J'M'AVALE DRIEU EN SON JOURNAL DE SECONDE GUERRE. RENGAINE APERITIVE ET CÂLINE ; ELLE AFFINE SA CONVALESCENCE AVANT DE M'EMMENER GRAILLER DE SUCCULENTS OUASSOUS EN L'ASSIETTE, CONTRASTES PAR LA PULPE VITELLINE DE LA REINE DU SUD, LA CHRISTOPHINE, SI CHERE A CE DECOUVREUR ANCESTRAL...1502...çA COMMENCE PAR DATER...LAIT SUR CUIRS, CUIRS SUR TAIES, TOUX SOUS DRAPS POUR REPOSER LES BÊTES.

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ET MAINTENANT !? APRES DEUX GLORIEUSES PARRAINEES PAR SAINTE-PARESSE, ALLONS DEVOIR RANgER TOUT L'ATTIRAIL...APRES TANT DE JOIE D'ÊTRE ARRIVES, IL FAUT MAINTENANT SE MONTRER DIGNES DANS L'AU-REVOIR...L'ADIEU JAMAIS ! UNE MATINEE DE DIMANCHE A FLEMMARDER AU PIEU (8H00!), A GERER LES EFFETS ACESCENTS D'UN TRES MAUVAIS ROSé DE TABLE CONSOMMé ALCOOLIQUEMENT LA VEILLE AU SOIR. UNE DINETTE DE FORTUNE POUR ECOULER LES RESTES D'UN FRIGIDAIRE DESESPEREMMENT VIDE : ULTIMES GOUTTES DE JUS DE FRUITS-MAISON, FOURCHETTEES DE PÂTES AUX EPICES, CROQUEES DE SAUCIFLARD A PLEINE BOUCHE, LISQUETTES DE PRESIDENT CREMEUX-COULANT...UN ROT DE CHALEUR NAUSEABOND DE RANCOEUR...VOICI VENU LE TEMPS DE LA 76EME IMMERSION DES CORPS DANS LA BOUILLOIRE ENCASTREE DE BRIQUES ETUVEES ; A L'HEURE DE CONCLURE MA COUVERTURE, JE SECHE, HABILE A EVITER, POUR MA TENDRE PAGE, LES DECONVENUES D'UNE DEGOULINANTE. DANS 10 MINUTES...UNE DOUCHE REPARATRICE, LE REGLEMENT D'UNE DOULOUREUSE APAISANTE, ALLEES-ET-VENUES DE CORSA VERS LE LAMENTIN PIS REPRISE DE CET AGACANT FOLKLORE D'UN RETOUR AERIEN AU LONG COURS : ENREGISTREMENT, EMPLETTES INUTILES DE REMPLISSAGE, EMBARQUEMENT, INSOMNIE DE TURBULENCES...ATTERRISSAGE EN QUOTIDIENNETé...

 

 

 

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Lundi 12 mars 2007

A peine rentré de congès qu'il faut déjà préparer la pause pascale...autre quinzaine à venir conjuguée à l'impératif tropical...on en reparlera plus tard si vous y consentez...pour l'instant...les semaines n'en finissent plus de cavaler...cavaler encore et toujours...à peine le temps de se mettre au travail finalement...quelques pages sur les cités grecques pour les plus petits...une poignée d'autres sur le totalitarisme en chemises brunes pour les plus grands puis viennent, tous azimuth, ces cartes-modèles d' espaces sud-européens...le brainstorming des conseils de classe avec retour à la nichée au plus noir de la nuitée...vraiment...trop peu de temps pour travailler...travail: activité cérébrale porteuse, sorte de parenthèse éclairée dans un quotidien occupé à combler les trous, craies en main, vociférations en gorge à travers ce paysage toujours plus désolé...les minutes de patient labeur , passionné sont intersticielles...mais bon...une place sociale, un toit, un couvert, une maigrelette imposition...de quoi se plaint-on? Du coup...il me faut sortir de mon trou...cultiver la page en scribouillard obstiné...raturer le verbe...griffonner cette pléthore de compléments...jusqu'à trouver l'à-peu-près-satisfait...une soixantaine de pages sur mon IBM endurant me rassurent quand elles ne m'agacent pas ...serrer des mains à Saint-Germain ou comment se bétonner tant bien que mal une piste d'atterrissage...heureusement je n'ai jamais eu peur en avion...mais il est des chutes à entorses et luxations qui contrarient l'avancée...à défaut de la stopper...c'est bien là mon mahleur d'enragé qui ne comprend ce que les coups-de-chien veulent lui faire figurer..."Quand je serai grand...j'veux faire passionné...non non ... homme de papier"...facteur, tapissier, rédacteur, monsieur pipi gare du Nord...peut-être un peu de tout ça à la fois...en attendant...remplir de l'A4 avec du sentiment...du re-créé et du "j'aurais-tant-aimé"...cela sera amplement suffisant...un autre travail...quoi!...une lecture du monde qui n'en finit plus de s'abrutir- hélas! - "Panbéotie!!!!!!!" où il m'est de plus en plus agréable, quoique rare, de dénicher quelques survivants... bye bye

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Lundi 5 février 2007
 Un lien pour être le roi de la soirée...(avec Jicé ou sans...)  http://www.kikichante.com/... à bientôt ...
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Samedi 27 janvier 2007

" VACHE...LE P'IOT ...VA' D'JA SUR 1 AN!!!" ... lança Gilou, médusé par l'écoulement du temps qui passe, repasse, file et agace - du moins... à partir d'une inscription couenneuse et ridulée du derme  ...sorte de bip biologique du néo-trentenaire - à Babette, Mado et Nono ...ces compagnons du moment dans ce métro crasseux ...vrombissant! Et moi - ...quel égoïste! - dans tout cela? Sorti de quelques pages délectables du dernier Oberlé ( conseil de lecture au passage... Itinéraire Spiritueux dans la jaune de Grasset pour une poignée d'euros..) ...au moment de cette réplique-gong de l'infortuné Gilbert ..."gong" !? car elle me rappelle à mes grands débuts de "blogeur" il y a tout juste/déjà (façon de voir les choses encore une fois!) douze bons mois...réceptacle des peines larvées et du tracas quotidien d'un travailleur intellectuel au chôm-du (ça fait dynaste birman comme ça ! non? )...petites pépites et pochades d'un fainéant feignant son malaise social ...bulles d'une création au combien artisanale ( ya ka voir les coquilles...fautes d'accords et consorts...) regards croisés par une bonne grosse 100aine de personnes chaque mois (le mois de mai a d'ailleurs été le plus prolifique ... vous autres lecteurs/promeneurs avez été quasiment 400 ce mois-là..allez savoir pourquoi...l'éternelle douceur du printemps rédempteur ???) ...

Aussi peu de temps ces jours derniers de traîner ma carcasse à proximité du  21-pouces... car pour raconter quelques bribes instantanées fauchées ici et là ...rien ne vaut le terrain! quel déficit de minutes toujours plus criant pour "jeter son oeil dans les coins "...le corsage à carreaux de Trucmuche...les valses de tangos au coin d'un zinc patiné (pas la danse qui fais glouglouter le sang...mais les pastis au sirop de menthe qui cortègent dans les gosiers de Blancarde ou du Vieux-Port...) ...le pas lent et l'allure snob du dandy baguenaudant sur le Boul'Mich à la recherche d'une poignée de livres d'occas., truffés sur leurs pages jaunies par les saisons d'expo, rousseurs des premiers plats, dernières de pages tavelées, inscriptions fortuites des trois, quatre, huit lecteurs qui en ont assuré la bienheureuse transmission...qui, de nos jours, lit Vialar? Vailland? Gandillon ? Margueritte? ou les polars pionniers d'un Gaboriau? ...Quête de secondes excédentaires afin de mettre au point ma rétine auto-focus...mitrailleuse oculairequi m'donne plaisir à vivre et à prendre ma place dans l' monde...ici..des roucoulements de pigeons à l'ombre d'un platane sous le regard vicié de deux amants enclin à l'adultère...là...à une trentaine de mètres de la porte cochère de l'Hôtel Gambetta...vous voyez ...j'démarre, j'décampe, j'dépeins, j'dérive ...c'est plus fort que moi ....

Marc Chagall, L'Anniversaire - 1915

...ben pour toutes ces conneries et galéjades ...ces croqués, ces portraits ...ces affects spontanés souvent paradoxaux...faut naturellement prendre le soin -et pas le temps...j'insiste! -  de vivre...vivre...tout est là!!! métro parigot -boulot de dingo (j'exagère un tantinet...) -dodo dans...je voulais dire avec...coco...une routine implacable pourtant fascinante...qui me va donc sans coup férir...allez... j'm'en ressers une bonne grosse louchette pour les douze prochains...à bon entendeur...

 

 

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Lundi 8 janvier 2007

 A...comme AVOCATE et AMERTUME (...d'une putain de bonne "pils") - B...comme Blind-test (no comment...le délit d'initiés...) - C...comme Celle qui Oeuvre dans ce Coeur (...le mien en l'occurence...) Ombrageux - D...comme "la Duduche à Dédé descend derrière le divan...les quatre fers en l'air et le sourire remerciant!!!" - E...comme " Encore un apéro ce soir !?...tu abuses Ced!" - F...comme Fellativité...caractère de ce qui peut être ....euh...fêler? - G... comme Gégé et Gé les bien-nommés! vais pas balancer là le prénom de tous les potes...alors contentez-vous de ceux-là...n'est-ce pas Pat, Dom, Fred, Nath, Olive et les beaux-frères.... - H ...comme Habitudes contre lesquelles il faut toujours combattre...du moins résister... - I...comme Invitationsss au voyage (putain la Martinique en avril...), à diner, bruncher, d'anniversaire et de crémaillères (on trouve toujours un moyen de faire la bringue...cherchez bien! ) - J ... comme J'en ai déjà marre ...J' irai pas plus moin pour aujourd'hui et manifestement Je reviendrai prochainement...très prochainement...

2007... ANNEE DU CASSE-ROUPETTES...DU PORTE-NUISETTE... et du COïT-MOQUETTE...putain là...j'pète un sérieux plomb... bye !!!

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Lundi 18 décembre 2006

"Dans cent ans, est-ce que le monde existera encore? Et s'il est encore là, est-ce qu'on y parlera encore le français?". À entendre cette inquiétude formulée jadis par Georges Brassens, d'aucuns se réserveraient aujourd'hui le droit de spéculer sur une dimension que l'on chercherait à nous présenter comme étant à la fois inédite, originale et méconnue de l'Auteur-compositeur-interprète (ACI): celle, en y cherchant les signes du témoin de son temps, du visionnaire et du prophète, de l'intellectuel engagé ou, tout du moins, inspiré. Des multiples fortunes du chanteur, empilées et bien connues depuis déjà fort longtemps sous les aspects du poète, du "philosophe de la vie", du mécréant, du provocateur, de l'individualiste voire du libertaire, du grossier personnage, etc., elle constituerait, en venant s'y ajouter, une étape supplémentaire parmi celles qui conduisirent à la construction du personnage "Brassens", pourtant entamée dès 1952.

            En empruntant le chemin à rebours qui jalonne ces étapes, on constate que la découverte de l'ACI sur la scène du cabaret montmartrois Chez Patachou, le soir du 8 mars 1952, et les critiques immédiates qu'elle provoqua, ne tardèrent pas à se faire l'écho dans l'opinion publique d'une volonté d'enfermer Georges Brassens dans un personnage promu à la légende. Elles créèrent, par extension, un "Brassens" dont les attributs côtoyaient de près le monde des imaginaires collectifs sociaux et culturels, établi sur le registre à la fois passéiste et sur celui du temps présent. La prospérité de la légende témoignait ? et témoigne toujours ? de l'association souvent confuse de la figure de l'Homme à celle de l'Artiste, et réciproquement. Retenons-en deux aspects.

            En entrant presque immédiatement dans une tradition de poètes chansonniers grivois, gaulois et contestataires que la chanson française du second xxe siècle n'avait pas encore rencontrée, Georges Brassens suscita une nouveauté si grande qu'il anima le désir de curiosité à l'égard de son personnage. Le public avait de lui une perception assez vague, entre L'Auvergnat, La Mauvaise réputation et Le Gorille. Le rôle qu'il incarna en 1957 dans le film Porte des Lilas de René Clair, l'Artiste, contribua largement à affirmer l'image du solitaire bourru, mais non féroce, à propos de laquelle l'intéressé livra le commentaire suivant: "C'est quelque chose d'inventé Brassens, un peu pour le public". À la curiosité des débuts, se substituait l'image du passé. À la perception d'un homme qui ne fut jamais atteint, ni même rattrappé par le temps, s'y associait progressivement celle d'une sorte de modèle correspondant à des inspirations et à des besoins proches de la mythologie du bonheur, d'un style de vie fondé sur le bien-être. En 1977, l'hebdomadaire L'Express publia un sondage dans lequel Georges Brassens représentait, à 64,7 %, l'homme le plus heureux pour les Français, devant le Prince Rainier de Monaco (54,3 %), Jacques Martin (52,7 %) et Dominique Rocheteau (42,8 %). Un écho lointain, qui date de 1952, témoignait déjà de ce mythe moderne d'auto-réalisation de la vie privée: dans la chanson Les Amoureux des bancs publics, on peut toujours y écouter: "Ils se tiennent par la main,/Parlent du lendemain,/Du papier bleu d'azur/Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher.../Ils se voient déjà, douc'ment,/Ell' cousant, lui fumant,/Dans un bien être sûr,/Et choisissent les prénoms de leur premier bébé..."

            Au-delà de son décès, survenu le 29 octobre 1981, la littérature abondante et variée qui lui fut consacrée continua d'entretenir la légende, en procédant à une constante célébration à forte valeur ajoutée de l'Homme-Artiste, comme la pièce principale du moteur d'une mécanique hagiographique bien huilée. Ce fétichisme quasi-permanent a, sans aucun doute, fourni les outils nécessaires à la plupart de ces statuaires sculpteurs de mythe, souvent des admirateurs ou des proches: figer la statue de l'ACI, taillée puis modelée de sorte à ne jamais sortir de la sphère des réprésentations collectives d'un Homme-Artiste à la fois entier et isolé dans le domaine de l'excellence d'un Panthéon de la chanson. "Mais la légende continue, et il en faut des légendes...", aimait à se résigner l'intéressé.

            À défaut de n'avoir jamais été un intellectuel, Georges Brassens n'en demeura pas moins un témoin privilégié de son temps. Si le visionnaire peut être en partie attesté, le prophète reste discutable. Ce n'est donc surtout pas dans cette direction qu'il faudra s'engager pour apporter à la légende un supplément d'âme. Que nous réserve alors le 25ème anniversaire de la mort de l'ACI? Et pourquoi ne pas simplement la commémorer sur le mode personnel du bonheur partagé? Car le bonheur, dans le cas présent, ne s'étudie pas, ne se commente pas. Il se préserve des exégètes et des hagiographes. Tout cela reste à méditer sur celui qui, en 1945, écrivit un texte jamais enregistré mais qui contient pourtant l'essentiel de ce qu'il voulut bien nous dire par la suite : Il n'y a d'honnête que le bonheur.

            Au fils des commémorations, la question revient donc avec toujours plus d'insistance: "Dans cent ans, est-ce que le monde existera encore? Et s'il est encore là, est-ce qu'on y parlera encore le français?"

 

 

 

 

 

 

 

 

« Frédé »

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Samedi 9 décembre 2006

 

 

« Voyage sans buts »...curieuse appréciation d un Paul Morand en visite à Stockholm. L?apprenti « Globe-croqueur » que je suis ne peut manifestement pas se ranger derrière ce titre sans saveur...et pour ces nouvelles pages du Petit carnettiste illustré, cap sur le Grand nord, cap sur le grand froid...Hej Sverige, Tack Stockholm !

 

 

Jeudi 10 novembre ? 7h10 : la porte arrière gauche de mon taxi parisien se ferme comme pour mieux stimuler l'exotique excitation du week-end qui s'ouvre. Une poignée d?euros pour gagner la plate-forme de l?ailleurs et me voilà déjà nez au hublot d?un A320 bourdonnant. 2 heures et cinq minutes de vol à l?étriqué et Arlanda notre destination finale. La descente sur Stockholm est des plus prometteuses : frémissement visuel à la faveur de tous ces confettis d?îlots habillés par le ström?une brume légère filtre les rais de lumière?tiens?une accalmie de vapeur histoire de montrer de bien belles maisonnettes rouge vermillon et de rassurer le touriste sur l?avenir des exportations d?allumettes : ormes, sapins, sépias trônent en cette lande tels le plus éloquent manifeste de l?écologie. Atterrissage turbulent puis chaude accolade dans les bras de mon musicien préféré?Monsieur Patrick pour ne pas le nommer, lui-même exporté depuis quelques mois en cette lointaine contrée dans le cadre d?un commerce amoureux qui ne cesse de prospérer : stigmates de joie, sur les yeux, sur les lèvres et rapatriement vers le centre-ville dans l?Audi de Mathias (?une Saab, une Volvo?cela eût été bien plus typique?mais bon?). Les valises se posent enfin à Ringvägen 84, le café fumant réchauffe alors deux corps, ivres d?amitié, tout heureux de se retrouver. Viennent ensuite les premiers trottoirs, les premiers regards sur le B.A.BA du touriste, ce « Stockholm de guide en 24h. » que tous badauds doit saisir : l?élément aqueux de ce site marin, son air vif et pur baignent un dédale de ruelles type XVIIIe? Empruntons les grandes artères via la majesté du Palais royal, le charme fou de Galmastan-la-vieille entre des yeux écarquillés devant le Nobel Museum et un gosier réchauffé de café serré, à l?heure (?15h47?) ou le jour tire déjà sa révérence. Le temps pour Tchi de réajuster son écharpe?hop?en route vers les librairies du quartier commerçant?et tous ces supermarchés d?alcools (?injustement consommés durant 48h. seulement d?une semaine bien trop disciplinée à mon goût !) ?pis retrouvons Mrs Johansson alors toute heureuse de nous montrer son berceau, alors toute joyeuse de nous conter la quotidienneté d?une ville qui brille maintenant de mille feux en ce doux jeudi d?automne.

 

 

19h. L'autre Cédric façon 73 nous a rejoint pour prendre quelques verres dans un antre retiré de cette soirée urbaine : halte à la « Galerie universelle » pour des décilitres de vin et de bière, pour ces « Camel », ces « Blend » fumées à la dérobée?bref pour toujours plus d?ivraie en une journée qui n?en fut pas avare. Dernier tour de piste, ivrognerie maltée, parcours éthylique dans un bus médusé par l?insolence française, mes hôtes rieurs me proposent enfin un dîner empreint de goûts indigènes : le hareng, le saumon et l?épinard d?une quiche savoureuse se rencontrent dans un ventre chaud et rassasié. De longues heures à se parler du passé, du maintenant, de l? « à venir » avec ce bon monsieur Patrick dont les yeux pochés de fatigue se ferment lentement au fur et à mesure que la nuit avance.

 

3h02 Il a quitté son fauteuil turquoise, Cédric, lui, a soufflé la chandelle.

 

 

Vendredi 11 novembre ? 12h30 : Jour d?armistice oublié, heure d?arrivée de la plus belle ambassadrice de France?Réception du joli colis, célébration du joli minois puis retour au bercail ; elle prend la température d?un hébergement qui, sans tarder, l?enchante. Bis repetita agréable sur l?asphalte de cette capitale épurée que Tchi s?emploie à nous faire aimer davantage à coups d?anecdotes, de portraits et de légendes urbaines (?ah?le Wasa?ce maudit rafiot injustement coulé il y a des siècles !). La journée déferle toujours et encore?juste le temps de promener nos regards sur les ?uvres du Musée d?art moderne (impression spéciale pour le faciès boisé, tout en silhouette, du sculpteur suisse Marcus Raeth et sur ce collage surréaliste de Picasso ? Bouteille, verre et violon, 1912) et d?engloutir quelques bières vikings (mention spéciale à la trendy Spendrups et à la prolo Black Money) avant une table en ville bien alléchante. Nous nous attablons tous les 4 chez FBK, resto de l?opéra populaire où un succulent vin chilien vient agrémenter un « rouget en pocherade » (?où les queues de crevettes se camouflent dans une coulée de pommes de terre broyées inédites pour mon palais?). Sortie de table sous des regards insistants (?paranoïaque et mythomane s?abstenir !) pour finalement boucler la boucle accoudés au zinc d?un bar à la mode sur Ostermalmstorg, « le » quartier prisé de la nuit stockholmoise.

 

Coucher 3h00?il était temps pour notre avocate d?aliter un corps qui n?en pouvait plus d?attendre depuis 4h15 le matin même.

 

Au programme de ce samedi 12 novembre, une marche sur Vita Berg, périmètre « bo-bo » de la capitale nordique où nos hôtes se promettent d?atterrir un jour peut-être?la bise à Astrid en guise  d?un  8ème anniversaire célébré comme il se doit chez Prinzen, sorte de Closerie Belle époque, havre d?avant-garde où son dentiste de père a élu domicile en homme de goût qu?il est. Une larme de Chianti, un Caffe latte (?toujours aussi serré?) au beau milieu de cette petite famille à laquelle s?agrège Anne, la plus mannequinesque des travailleuses social du pays?après Mrs Johansson comme de bien entendu. En ces lieux règne le plus éclairé des soigneurs de dents, Clas-le-classieux, avec son regard malingre et ce rire empli à la fois de surprise et d?honnêteté, quel sujet d?avenir que ce quadragénaire irradiant de charisme et de gentillesse?le « bon père de famille » quoi. Astrid a passé son très joli collier, quelques mots en anglo-franco-suédois sur notre deuxième Révolution française, un énième verre, chez Riche cette fois (?deux bières entre quatre coupes de champagnes, le bock n?est jamais aussi beau que cernées par ce cortège de fines flûtes?) pi regagnons nos pénates où nous attend la préparation d?un buffet?eh oui?Monsieur Patrick et Mrs Johansson donnent bal ce soir : ici la quiche lorraine s?est invitée, là alcools variés et salades multicolores  donnent le la d?une table de chêne encore plus hospitalière qu?à l?accoutumée.

 

1h11 : une foule de destins s?entrecroisent maintenant dans un salon qui a pris des airs de galeries arty en plein vernissage : programmateurs, « ingés » du son, institutrices en devenir, doctorant en « je ne sais plus quoi », docteur en « ça sert à quoi ? » sont au rendez-vous, tels les figurants fugaces de ce lointain décor où le nouveau Patrick semble se dessiner?tiens qui va là ?...peut-être la seule immigrée luxembourgo-niçoise de la planète?au final une party réussie comme nous les aimons avec du rire tout autant d?ivresse et cette pléiade de rencontres qui donne tout son sens à cette notion vitale, la sociabilité. Clac?une autre canette s?ouvre mais restera inachevée comme le plaisir de cette soirée européenne s?il en est.

 

Dimanche 13 novembre ? 12/13h. : Le spleen a gagné l?esprit du voyageur à quelques heures du retour sur un Fear affligeant de mélancolie?mais ces maudits retours portent en eux les liesses des futures retrouvailles. Un brunch avalé, les valises bouclées, dernières heures passées tous les 4, dernières collations, dernières cigarettes?tout est prêt pour le départ?au devant de cet autocar que je ne peux bénir tant la neurasthénie gagne du terrain. Coco sert mon avant-bras, Caroline agite sa main en guise de « c?était bien », le visage de Tchi est à la lune, radieux comme ces trois jours passés à se découvrir encore plus. Une vitre de bus, tel le juste milieu entre deux parisiens désolés de rentrer et la sérénité de deux suédois heureux de rester?Hej Da°? mais nous reviendrons par là quand les augures de la belle saison nous rappelleront à votre si sympathique souvenir.  C.

 

 

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Jeudi 2 novembre 2006

COMME ANNONCé ICI ET Là , COCO ET MOI VOUS PROPOSONS DE VENIR PASSER UN PEU DE VOT' TEMPS EN NOTRE COMPAGNIE LE VENDREDI  17 NOVEMBRE 2006 (20h dans notre nouveau "chez-nous"...); HISTOIRE DE TRINQUER A L'OCCASION DU BEAUJOLAIS DIT NOUVEAU MAIS DE PLUS EN PLUS VERT CHAQUE ANNEE (vous en emmenez une bouteille par couple/personne...nous nous occupons du "solide" version fromages et charcutailles à gogo...). LES EFFETS DU VIN AIDANT (remarquez...ça dépend de ce que vous apporterez... y a beaujolais "mal-de-bide" et beaujolais "tout-sourire"), LE MAÎTRE DE CEREMONIE VOUS PROPOSERA UNE PETITE PARTIE DE BLIND-TEST (on ne le présente plus!!!) , QUI SERA EXCLUSIVEMENT COMPOSEE DE MORCEAUX INEDITS ET EXHUMES  DES TREFONDS POUR L'OCCASION...ALORS PARTANT???

PS I : "Jicé" , le ti'frère de Coco, est absent...ça laisse plus de chances aux prétendants...

PS II : Merci de confirmer/ infirmer votre présence en cliquant sur la rubrique "commentaires" juste au-dessous de ce message... à très bientôt donc...

 

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Mardi 31 octobre 2006

 

SAISON III (?j?ai toujours eu un faible pour l?automne? son tapis de feuilles jaunies?l?effervescence de ses prix littéraires?son changement d?horaires si reposant?son beaujolais? hmmm, renfiler mes velours côtelés et mon caban de coopé tout râpé?) EPISODE 1 (?Rentrée?c?est tout vert comme la couleur de mon vomi bileux et trac(queur) à la veille de monter sur scène?en bon intermittent du spectacle que je suis devenu?) :

 

 

MELUN !? Une Maudite Expérience ? Loin de mon Univers Naturel !!! Sans commentaires?retour sur un métier (plutôt sur ce qui s?en rapproche) ; regards sur une ville sous influence (soi-disant) parisienne !? A Melun, on se dit « francilien », voire  « parisien » quand on fréquente les agapes d?une province éloignée ou les espaces bétonnés d?une villégiature de masse ; et quand il se trouve à Paris (?eh oui ! tout arrive?), le melunais ne cesse de vanter la suprématie toute relative de sa chère « Lutèce briarde » et/ou la qualité de vie qu?il y trouve, installé bien au chaud dans son pavillon standardisé, toiture clinquante, crépi-crème, jard attenant pour Toby et les « gentils z?enfants » (?cet accès à la propriété?ça change un homme sans coup férir?). Oui ! Oui ! Oui ! Melun a tout de la petite ville moderne mise sur orbite par notre capitale : à commencer par sa gare SNCF, carrefour incontournable d?une population réjouie d?être là, moustaches épaisses/ sacoche en vachette/ chemise à carreaux gris-bleu pour les uns, brushing laqué/ popeline repassée et parfum « Yves Rocher » capiteux pour les autres, sous l??il scrutateur de la foule vigilante, gardienne du lieu, « la » jeunesse citadine et périurbaine ; jeunesse qui a le rhum chronique avec cette brume ambiante (d?où le port systématique de la capuche?), jeunesse exploitée et asservie qui parcourt de trop nombreux kilomètres (ces paires de baskets multicolores ne sont hélas ! que la conséquence directe de ce rythme de vie au combien usant) ; jeunesse sportive, toujours prête à l?effort comme semble l?attester cette jolie gamme de survêtements peau-de-pêche ; jeunesse civile, urbaine, dotée d?une grande sociabilité avec ce goût quasi inné pour le tutoiement du prochain et cette aspiration réelle à la solidarité et à l?esprit de corps (?ce qui est à moi est à toi et vice et versa? « au fait M?sieu?t?as pas une clope ? »).

 

Au c?ur même de ce parterre de gens bigarrés, me voici maintenant investi d?une tâche à hautes responsabilités?me voici porteur d?une mission civilisatrice et citoyenne, éducateur-formateur et instructeur à défaut d?être chômeur (une basse dignité cultivée depuis de trop longs mois déjà?). MELUN !? De si pittoresques « péniches-librairies » (mention spéciale pour le Pollen) désertées par des autochtones que rien ni personne n?arrachera à l?excitation d?un Rapido au devant d?un Picon-Bière ; Un prieuré ici?une collégiale là?vieilles pierres pour badauds ; les bords aménagés de l?Almont où plus personne (si ce n?est quelques déclassés) ne prend le temps d?écouter le concert des musaraignes, d?observer la toilette d?un souchet à deux pas d?une balade de cygnes fiérots qui laissent entrevoir, sous leur sillage, une danse d?anguilles fiévreuses à souhait sous l?ondine d?un nénuphar. MELUN !? tout y est commun sans effet de rime?sa République de Seine-et-Marne pour ses chroniques de loto/nécro/ et autres bals des pompiers? le jazz-café d?Aldo en plein centre-ville ?ça fait  tout de même cher le fond de commerce pour ce ramassis de ploucs?et tous ces passants pour qui la « melunité » semble être fierté à nul autre pareil  alors qu?elle n?est que fieffée médiocrité pour l?étranger qui appareille !)

 

 

Les « Gentils z?enfants » , justement, j?apprends à les connaître de mieux en mieux puisqu?ils font partie intégrante de mon quotidien depuis le 2 septembre 2006 (au moment même ? 8h20, je crois -  où la sonnerie stridente du collège s?est mise à hurler dans mes tympans apaisés par un mois de repos maximois) ; eh oui ! grande nouvelle ! j?ai retrouvé de quoi m?occuper et suis fièrement devenu « Maître Aux. », lisez « Auxiliaire », vous savez ce petit professeur-voltigeur (« petit chose » disait Daudet si mes souvenirs ne me trahissent pas?), humilié par ce double manque de statut (sans concours d?enseignement, point de salut !) et d?argent (?enfin, quand il daigne être payé dans des temps plutôt convenables?puisque les grilles de calcul salariales des administrateurs zélés de la rue de Grenelle mettent malencontreusement quatre mois à être appliquées par le centre rectoral de paiment concerné?quelle guigne ! ça doit être la faute aux postiers, non ?). De toutes les façons, je fais « le » métier à défaut d?en être passionné?je suis encore mauvais élève car les formateurs d?IUFM sont des plus éloquents à ce sujet puisqu?ils proscrivent la pratique alimentaire « du plus beau métier du monde », il est vrai !

 

Le Maître-Auxiliaire : « Chapitre numéro un ?on saute deux lignes?on se munit de son feutre rouge ? pas de son stylo-bille, Antoine !  - pour tracer un joli rectangle de trois carreaux sur huit et l?on y inscrit au centre, en majuscule d?imprimerie, le titre de notre première leçon de géographie? »

 

La classe prise en otage par cet incompétent : « M?sieu M?sieu ! Si on a pas de feutre rouge ?...M?sieu M?sieu ! Si on a compté deux carreaux seulement ?...M?sieu M?sieu ! c?est quoi le titre déjà ?...M?sieu M?sieu ! J?ai pas pris mon cahier de géographie? »

 

Le Maître-auxiliaire pense « vous m?emmerdez tous ! » mais dis (en arborant le plus enniaisé des sourires) « Allez les enfants?soyez mignons? »

 

Le Maître-Auxiliare : « Leçon n°1 : Les Hommes sur la Terre  » (le voilà maintenant interrompu par la déconcentration ambiante d?un déjeuner qui ne saurait trop tarder?) ; « Eh là Alexis ! cesse de jeter ces morceaux de gomme sur la jolie jupe fleurie de Magali ! ?Oh La la Magali ! Cesse de graver cette table avec la pointe de ton ciseau?tu sais?le matériel est très coûteux et notre école n?est pas très riche?tu le sais bien?la prochaine fois je t?enverrai en étude sur le champ ! »?

 

Sur ces entrefaites, la sonnerie retentit à nouveau sur ce paysage de chapelles centenaires et de préfabriqués de délestage. Les couloirs se remplissent ? se vident puis bis repetita sur une moyenne de 4 à 5 heures la journée à tenir le crachoir de la sorte (?ne nous voilons pas la face, c?est un gardiennage déguisé et un soulagement providentiel pour tous ces papas et mamans happés par « le » système et la conjoncture)..le tout à 1h42 (montre en main) de mon si douillet domicile de parisien occidental.

 

Enfants en apprentissage de responsabilités ! Adolescents décérébrés et quasi-illettrés en quête de révolte (pas facile dans un collège catholique où la population semble tout droit sortie d?un Tim Burton façon « Edouard-aux-mains-d?argent !!!)?Classe de 6e A comme asphyxiante, Classe de 4e C comme couillonne ou que sais-je encore, cette 3e F comme feignante/fainéante (parbleu?j?oubliais?ces pauvres futurs candidats au « DNB » ? dixit « Diplôme national du Brevet ! c?est comme ça qu?on dit dans les sphères compétentes et qu?une personne est reconnaissable en « salle-des-profs » pour sa connaissance des codes secrets - , ces pauvres, disais-je ! Comment réagir quand on a passé 4 années à fabriquer des cancres pétris de lacunes (le mot est assez flatteur !) et qu?on n?a manifestement pas osé faire redoubler les misérables héritiers (d?une France qui n?en fini plus de décadanser)  au risque de fragiliser la santé psychique de « ces jeunes gens en devenir? » ?Bienveillance pédagogique ? Stratégie didactique ? Egalité des chances ? Démocratisation de la connerie classe d?âge par classe d?âge ? Suivisme à l?égard d?un mouvement d?abrutissement général « tsunamique » sous nos latitudes, pourtant, tempérées ? aaaaaaaaaaa?Ecole quand tu nous tiens? [A suivre?enfin j?espère?]

 

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Dimanche 24 septembre 2006

Un posé de valises est le plus salvateur des gestes qu’il nous est donné d’accomplir loin de nos bases ; il l’est d’autant plus au terme d’un vendredi de juillet passé sur les autoroutes de France

(…ahhh…ces aires de repos aux appellations prosaïques sur plus de 900km…ces cafés serrés lyophilisés…ces minois tantôt réjouis par la fuite méridionale tantôt grisés par le retour au front…et tous ces bermudas blancs, écrus, stringués de noir comme autant de promesses oculaires à venir…) à cheminer lentement (si ma géographie administrative ne me trahit pas…Centre/Auvergne/Languedoc/Roussillon et les marches d’Espagne) mais sûrement vers ce paradis artificiel qu’est la Costa Brava , havre du néo-retraité français (sympa pour ceux qu’ont cotisé pour eux…), eldorado des classes moyennes teutonnes, bataves, marocaines (et encore… j’ai souvent tendance à surestimer mon prochain…). Point de ralliement : Empuriabrava

(station touristique encastrée dans un triangle balnéaire qui lie Figueras, l’Escala et Rosas, cf. http://www.empuriabrava.com) et son hinterland immédiat aride et désolé. Point de chute : Manhattan…cet autre Manhattan …demi-cercle de « matières urbaines » surplombant de magnifiques remblais sablonneux…ici, point de vieux centre historique à clochers, rues grimpantes et sinueuses, placîtres pavés et bornes-tilleuls, 15 à 20 années d’ingéniosité allemande s’y sont substitué pour inaugurer la toute jeune Histoire de cette ville neuve (la caractéristique prend soin, bien entendu, de taire l’audace( !?) des parti-pris architecturaux, quand il en existe),  5000 convives en turn-over sur un semestre gras, 200 appartements costa a costa…un village de près de 5000 âmes à portée de main ou d’autre choses pour les célibataires les plus affûtés …quelle capacité d’accueil !quelle disponibilité de nuitées ! (…à faire rougir certains promoteurs cap-agathois et  tunisiens) ; la lune y est rousse, le sable omniprésent (de l’estran aux cages d’escaliers via les fibres textiles de ces bikinis toujours plus rétrécis au gré des modes et de la libido de ces dames) et les gens, il faut bien l’avouer, souvent vulgaires.

Toutefois accueil et arrivée se conjuguent maintenant au présent, nos premières minutes espagnoles étant alors consacrées aux bourrades et à nos premiers baisers sur des faciès étirés et des joues bien blanches, état des lieux traditionnel d’une entame de séjour en bord de mer. Les trois « G-O » marnais de cette virée, Jéjé, Sandrine et Alex se précipitent à bras ouverts sur les quatre touristes qui les ont enfin rejoints (pour ceux qui ne savent lire entre les lignes, précisons que trois autres protagonistes m’ont accompagné dans ce périple routier au combien pénible, amplifié par l’habitacle brûlant d’une Clio  bi-décennale dépourvue de toutes options…le corps s’y plie tel un ressort, le repos y est saccadé, somnolent tout au mieux ! Pat, « Dino » son cadet et Djé sont ainsi les heureux compagnons de cette escapade semainière). Les présentations sont faites, les retrouvailles consommées, reste à passer de succulentes vacances au sein de ma communauté littorale.

 Hormis trois décomplexantes sorties du nid (visites successives à Cadaquès autrefois villégiature attitrée du Malaguene au seuil de la Grande Guerre , à Callelia de Palafrugell, endroit classieux pour nouveaux riches à villas cossues, piscines chlorées et yachts accessoires et d’un après-midi culturel version Libération-Routard passé à regarder bovinement les plus laides « œuvres » de Dali  stockées en sa Figueras natale – remarquez que sa très pointilliste Venus souriante (1921) et son Autoportrait à l’Humanité (1926) n’ont pas été pour me déplaire !), les journées se sont standardisées selon le bon vouloir de sept petits paresseux en cure de régénérescence.

A quelques variantes près (…car à chacun ses menus plaisirs bon sang, la play-station pour celui-ci, les sorties shopping pour celle-là, la sieste crapuleuse pour ceux-là, et pêle-mêle, les bains adamiques au clair de lune pour une poignée d’entre-nous, les apéros à l’heure du goûter pour la quasi majorité  – toujours dépaysant comme concept – ou, que sais-je encore ( ?), les mots croisés force 3, le yogourt/paté-barquette/fromage plastique en guise de petit-déjeuner, les instants cartes-postales (pour une fois je m’en suis affranchi !) ou les « petites heures » de lectures tout-ce-qui-vient assis en tailleur sur ce canapé kitschement fleuri…), le découpage suivant pourrait synthétiser des pages et des pages de vain bavardage, genre saynète en cinq actes majeurs :

 Acte I : Lever en toute fin de matinée entre bâillements prolongés, rots acides et réminiscences embuées des minutes de coucher (à l’exception peut-être d’une nuit blanche, au propre comme au figuré, que s’est accordé votre obligé, entre hochements d’une fatigue éthylique et résistance farouche de voir le tapis matinal se dérouler sur l’aube des terrasses de cafés et des reserres de commerces, l’œil toujours titubant à l’ombre des paquetages de journaux, des cartons de primeurs et des va-et-vient des petites familles en route pour un bain de mer avancé ; méfiez-vous d’ailleurs de la jeune maman légèrement peau d’orangée au dessous de quelques bourrelets naturels qui cherche l’amant rédempteur au travers de ses montures fumées, le sein lourd d’un allaitement prolongé, le regard froid, fuyant comme pour mieux sentir les rétines masseuses du mateur de plage sur son corps terni par le projet, l’histoire et la généalogie). Glande + Glande… = Glandes mes chers enfants, réveil musculaire oblige, les vacances sont faites pour ceux qui s’astreignent à prendre leur temps…ma façon de voir les choses en de pareilles occasions…contestable parce que contesté…Djé découvre l’édition quotidienne du Figaro, je bois mon café froid entre deux cuillérées de laitage onctueux quand Dino se met à siffler comme pour mieux préparer le tempo des heures qui s’annoncent et dynamiser un réveil que Pat et Jéjé ne connaissent pas encore. Alex est parti jouer sur sa console en quête de nouveaux records, la bouche pleine d’un morceaux de baguette beurré à l’envi…façon d’attendre le retour de sa jeune et belle mère partie glaner quelques victuailles sur le marché d’en face.

 

                                                           **********************

 Acte II : L’universel et modulable « Tout-le-monde-à-la-plage » (comme dans la chanson des  Little Rabbits…), autrement dit « la mer – mode d’emploi ». Derrière ce titre piètrement pastiché, une donne des plus élémentaires : voilà nos sept larrons à même le sable, un sable cristallin au possible déposé par de vrombissantes pelleteuses il y a un mois à peine…S’il y avait une table des matières à proposer, si peu originale soit-elle, elle serait celle-ci, sorte de valse à six temps :

 

 

1)      Repérage des interstices à même l’estran (quelques jeunes couples sans enfants, quelques sexagénaires enflés à glacières et pare-soleil, quelques groupes informels de midinettes délurées, point de clique d’étudiants mâles et geignards…et le tour nous semble joué…)

 

2)      Dépôt stylé des serviettes (posé de sacs sur un support mouvant, sortie du drap de bain strié, maintien du port des tongs pour plantes de pieds douillettes, regards fugaces sur reliefs avoisinants…hop…un revers de main sur une sueur frontale qui dès lors perle de force gouttes, une gymnastique verticale puis fixation du drapeau vert, caution de notre délassement…)

 

3)      Vannes – Clopes –Trempettes et prise d’informations sur l’écosystème ambiant (le ciel est bleu, le soleil martèle, les mouettes râlent, huiles et laits rutilent, les cuirs rougissent, pénis stalactites et mamelons stalagmites au sortir d’une baignade fraîche et revigorante, les moukères se pavanent, se trémoussent et frétillent sous l’effet des attentions visuelles qui leurs sont accordées par ces messieurs salivants aux femmes dos tournés…

 

4)      Parties de plage et  jeux de balles au bain (les deux premiers jours uniquement… marre de ramasser la balle toutes les 10 secondes…marre de ces brasses d’écervelé vers cette planète volatile faite de plastique léger…le culte du corps est un vague souvenir pour le trentenaire que je suis devenu, « être et avoir été », confusion des temps et des indicatifs, je dois dorénavant miser sur une présence assurée, sur une posture cérébrale et maîtrisée…homme mûr et d’expérience a-t-on coutume de dire…

 

5)      Lectures (je lis Jünger intimiste, l’argot des tranchées de 1914 et les perfidies de Galtier-Boissière, tu lis un Verne de la Bibliothèque verte que t’as misérablement fauché à la communale où t’enseignes, il lit les satires au vitriol de Tom Wolfe, nous lisons les lignes du peuple balnéaire, réduit hélas ! à ses éléments féminins…le deux-pièces unicolore super-échancré en V sur les hauts de cuisses est de retour…à bon entendeur…, vous lisez l’Equipe à la veille d’une finale de Coupe de Monde cornélienne, ils lisent plus qu’à l’accoutumée …moralité …la plage… temps instructif et culturel par essence…(pas besoin d’être ministre rue de Grenelle pour le savoir…) on n’y voit les pages se tourner autant que dans le métro et les médiathèques.

6)      « Putain tout le monde se casse ! Vous avez pas soif les gars ? Faut passer chercher une mini-palette de Fink-Brau ainsi qu’un paquet de chips graisseuses et croustillantes… » entendu sous les coups de 19-20h…

 

 

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 Acte III : La dessoiffante séquence « apéro (même si celui-là il compte qu’à moitié parce qu’autant d’heures en plein soleil ça déshydrate immanquablement) – douche – apéro -prépa dîner (les « gratinades », dixit Dino,  ont été dévorées goulûment, avec une mention toute particulière pour la moussaka du mardi soir et le « Petit Farci » du vendredi ; et Prix spécial du Jury pour les « Pirogues farcies à la polaque » de Djé) –apéro - desserte de table – apéro – reprise de douche - dernier apéro domestique (parce que, putain, deux heures derrière un fourneau, ça fait suer son homme…et ça donne vachement soif…), soit une demi-douzaine de consommations légèrement alcoolisées (les bières locales – San Miguel et Estrella n’excèdent pas les 5°…) sont faites pour rafraîchir un buveur patenté, pas pour stimuler l’alcoolisme croissant d’un teuffeur qui veut s’ignorer.

 

Le tout sur fond de bande-son (quand notre poste audio daigne lui laisser sa chance…) qui laisse la place grande à l’hétérogénéité, les play-list franco-françaises de Pat (Yvan Marc, Bertrand Betsch et Florent Marchet y croise le fer avec Jean-Louis Murat sous les hautes auspices d’Emilie Simon…) se juxtaposent aux « Magic ! Compils » du Cric, avec de réelles invitations au voyage à la clé, comme les timbres de Loulou et Emiliana Torrini (revisités par les Thievery Corporation chez 4AD), les envolées ouatées d’H.Noguerra sur le projet Dillinger Girl and Baby Face Nelson ou d’efficaces revival comme l’History des Verve et la Ritournelle (version longue) du génialissime Sébastien Tellier. Puis…

 

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Acte IV : La sortie de nuit sur promenade …avec célibataires s’il vous plaît, véritable exercice de style pour un « casé » de la plus pure espèce… Les problématiques, les hypothèses, la démonstration et les ambitions divergent logiquement…quoique…Il est environ 23h30, minuit tout au plus…Haro sur le « Marbar » (ce n’est point la peine de s’épancher trop longuement sur l’utilité et la joliesse de l’endroit tant les impressions de Dino (ci-dessous) semblent équivoques…), lieu de toutes les démesures ! Sur le chemin qui nous y mène, qu’il est bon de voir flirter les adolescents pré-pubères, et ce, en se remémorant les palpés téméraires d’autrefois ainsi que les râles hébétés, éhontés de ces pucelles à couettes feignant de se dérober au trac d’une fornication imminente…

entrée libre…prise d’antenne sur le bar central jonché de flacons aux multiples couleurs…une entame de consommateur plutôt raisonnable, pinte de bière légère à l’appui…repérages des tables et des potentialités environnantes comme de bons scrutateurs…tiens…un authentique travailleur de la nuit a pris le pilotage sonore de cette nuit à coups de loop percutants, de sample pertinents et de beat assénés (façon Isolée, Rinôçérôse, Armando, voire Roy Davis Junior…) ingrédients d’un cocktail « deep-house » distillé avec tact, austérité, sens du devoir accompli, sans aucun chichi d’exubérance et d’apparat [très très rare pour un DJ de ce début de siècle…vous me direz…celui-ci, Jürgen, n’est plus tout jeune (visiblement bien entré en quadragénie au vu de son crâne chauve plissé, de ses paupières bleutées de flétrissures et de ses commissures foncièrement ridulées…tout vient à point à qui sait attendre…) qu’il appartient à une génération aujourd’hui perdue…celle du Kraftwerk, du Defunkt et des tout premiers sets néo-hippies ibizesques et népalais au sortir des seventies…] De toutes les manières, quelles belles soirées caniculaires réussies (partiellement désertées en certains soirs…c’est bien là regrettable…) sous le signe divin de la flambée : cartes bleues, minets gominés et spencerisés, entrejambes gonflés de spectateurs chaque soir plus assidus ou barmaid de BD, tous s’y adonnent à l’unisson.

 

Acte V : Début du « Temps calme » (ce qu’on a coutume d’appeler « une bonne nuit » !) et de la dissipation des excès nocturnes…bref…un coucher sans histoire… moite, fétide, nauséabond en bouche et asocialement ronflant…(bienvenu au club des crieurs de nuit mon cher Djé…manifestement on a des preuves…)

 

Voilà l’affaire. Pliée, dépliée et repliée comme les effets d’une valise qui doit s’en retourner dans son placard de cagibi parisien. Le premier jet de ces vacances 2006 se ponctue sur un dimanche 16 juillet placé sous le signe du « rouge-bison fûté », du « jaune-soleil frappeur » et du « brun-peaux irradiées », une palette couleurs-pays qui fait figure de bannière, vous savez, cette bannière de l’amitié qu’on étrenne autour de son cou les lundi soirs de décembre et janvier en la serrant fort, très fort, comme pour mieux se prémunir de la mélancolie qui cogne à la porte, vous l’avez, cette bannière qu’on jette vers le ciel, ivre de légèreté, quand la meute est rassemblée pour se souvenir de la descente estivale, l’écume d’une bière aux coins des lèvres, le temps d’un rire fusant, chaud et exhalé. Bref…merci aux gars, à la fille d’avoir voyagé en ma si lourde compagnie…

 

 

                                                                                           Signé : Richard A., dit la Verve

 

 

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Jeudi 24 août 2006

L'EQUIPE D'OVER-BLOG A TRAVERS SON EMISSAIRE, GERALDINE,  S'INQUIETE DE MON MANQUE DE CONTRIBUTION EN CES TEMPS DE CONGES...EH BIEN JE N'ECHAPPE PAS A LA REGLE DE TOUS CES JUILLETISTES ET AOUTIENS PARTIS A LA CONQUETE DE NOUVEAUX TERRITOIRES...UNE BONNE BOUFFEE D'AIR FRAIS AVANT LA REPRISE AU TURBIN COURANT SEPTEMBRE...Y AURA PLEIN DE NOUVEAUTES ...AU PROGRAMME... ESCAPADE EN MARCHE D'ESPAGNE...RECIT SOULAGE D'UN DEMENAGEMENT PARISIEN ...ET QUELQUES PAGES DE BONHEUR FUGACE RESSENTI ICI ET LA...AU DEVANT D'UN MEANDRE DE L'ALLIER...SUR LA COUCHE MATELASSEE D'UNE PLAGE PRIVEE DE NOTRE SEMPITERNELLE CÔTE D'AZUR...AU PLUS PRES DES ROCHERS TRANCHANTS DES CRIQUES NATURISTES DE GIGARO...BREF... ON SE RETROUVE UN TOUT PETIT PEU PLUS TARD...BONNE FIN DE SAISON ...

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Mercredi 5 juillet 2006

(12-6-2006 - Cuba Compagnie Café, Paris XIe - auteur: Fabienne B.)

...sans commentaires...stéréotype du traîneur de nuit...dilettante...maître ès boisson...les poumons enfumés...la chaire imprégnée de sirops...apparat sombre...regard vitreux...touffeur graisseuse...je sors, je m'attable, je plaide, je contre, je ris, je souris, je vends et vante, me grise pour finalement m'en retourner claudiquant...battre un pavé que mon cerveau noyé décuple à l'envi...traîneur de nuit je suis...

[pour un regard optimal de cet instantané... écouter le "Pardon My Freedom" de !!! (Chk Chk Chk)]

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Jeudi 22 juin 2006

Au premier rang de mes milieux nourriciers...il y a toi... soleil de juin!!! Urbanité pénible, goudron fumant, filets de suées à même les tempes, nous-autres, tels des plantes de serre divinement exposées, te devons bien cette renaissance trimestrielle. J'ai donc repris le clavier, mon  piano technologique, comme pour mieux célébrer celui qui cause, habite et stimule ces journées empreintes d'une joie quasi organique. Juste quelques mots, verbes et compléments balançés sur la page, pas de performances en vue, pas de maniérisme, encore moins de snobisme dans une livraison qui n'a finalement la seule ambition que d'être existentielle...rien que ça...

Volets rabattus, persiennes en filigrane (...histoire de rafraîchir un appartement qui devient de moins en moins propice à la composition et à tous ces efforts de refléxion induits...) je tente de vous communiquer ma flamme pourcette puissance lumineuse et rédemptrice du temps chaud...aussi quelques instantanés s'immissent ici-et-là...morceaux choisis...hier...au mitan d'un après-midi de résident parisien :

lever paresseux, enkylosé, moite mais prometteur à la vue du Tout-puissant, serein, vitellin dans son costume de jaune rieur...tartine compotée d'un petit-déjeuner frugal dont le temps fort réside bien dans une gorgée de noisette refroidie par la chaleur ambiante... ciel... il est déjà 13h30 petit bon-à-rien...enfourche mon vélocipède anthracite...traverse, converge et gagne la rue Lemercier de ce XVIIè arrondissement qui m'égaie (concierges catalanes, artisans castillans, marchands de souche asturienne se retrouvent sur une asphalte accueillante...là...à quelques pas des Batignolles, restreintes, crieuses, animalières mais si jôliment vert-été...vous savez ce vert d'une feuille d'acacia mis en bouche pour siffler...) "Moments de peinture murale chez Alexis F."...pourrait être le titre d'une énième nouvelle de Frédéric Berthet...mais non...voilà mon premier passe temps solidaire d'un 20 juin qui a décidément commencé bien trop tard. 15h15...telle une toile tâchiste de Pollock...maculé de trissettes blanches, je m'en retourne à la nichée pour récurrer les pores d'une peau hâlée par les réfléchissements solaires des vitres fissurées. Et là... sur le chemin du retour...mon oeil trublion se promène sur ce pétillant décor d'été naissant...que les filles sont belles, alléchantes, défendues...bonnets confortables, reliefs de l'inspiration, ahhhhhhhh...tous ces décolletés à l'invitation...ces tongs érogènes (on imagine cet entredoigt de cuir, de plastique, de satin parfois, caresser ces crins dévoilés...ces petons aérés...hhmmmm)...

la croupe bombée...le nez fier tutoyant le peu de stratus perchés...tantôt la dégaine indolente...tantôt le déhanchement pressé des sourires proposés...elles se sentent tellement belles d'être consommées par des rétines coquines de discrétion...arrêtons ce récit mécréant...là même où le narrateur omniscient, quoique sensuel, pourrait se muer en un vilain pornographe...rentré...revenu...policé au sortir d'une douche providentielle...les saignées de coudes et ligaments croisés profitent de quelques résidus de cette eau fraîche et calcaire. Déambule dans notre appartement empli de cartons annonciateurs d'une migration prochaine...m'allonge alors sur la couette onctueuse...jette quelques regards cathodiques sur ces échanges de ballonds-ronds fascinants, savoure les débats du jour de la grand-messe teutonne de ce "JEU" qu'on appelle football, je crois, ou "fou-de-balle", vous savez...le fameux "balle-pattes" valorisé dans les compos stylées de Robert Delaunay...pis... stigmatisé dans les chroniques alimentaires d'un Jacques Perret ou d'un Antoine Blondin. L'écrivant (écrivain me paraît par trop pédant et prétentieux) aime le beau-jeu, l'allégresse d'un débordement tonic sur l'aile gauche...la maestria d'une frappe enroulée reprise en demie volée à l'entrée d'une surface dite "de réparation" ; Portugais fougueux...Mexicains guerriers...Français fatigués...Togolais candides...Trinidadiens médusés...Suédois, Allemands, Brittons colosses affûtés...tous entrés en quête d'une gloire quadriennale mais au combien séculaire...

la paupière picote..le soufle exhalé se prolonge...mollets, cuissots, triceps s'étalent de décontraction...ainsi je me ré-endors...

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Vendredi 19 mai 2006

 

 

-         

« 

-    Frisé ou plat, M'sieu? 

-           Pardon ?

-           Vot' persil ?

 

-          ...fffrisé! » lançai-je hésitant

 

-          « Ah non ! c'est pour cuisiner ? alors... prenez du plat...le frisé c'est le persil des grand-mères qui l'achètent comme ça depuis les années cinquante, sans réfléchir...le plat est beaucoup...beaucoup plus goûtu, j'vous assure !!! Ca va vous changer la vie... véridique...vot'sauce de salade, ou même, tenez... ciselé dans une poêlée d'oignons et d'échalotes pour vos ragoûts et mitonnades...y a pas photos! comme dirait Pierre Perret, ça va vous dilater les papilles !!! 

 

-          Merci bien ! rien ne vaut le conseil éclairé du professionnel »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai toujours adoré mes séances de marché ! ...« Séance » oui ! Comme d'autres vont au cinéma, faire leur sport ou prendre des photos. C'est mon Vendredi Saint, quoi ! Jour béni d'une semaine qui n'en finit  pas d'attendre ses plaisirs extatiques et non moins fidèles. L'oeil s'y promène, écarquillé, jamais fatigué. Et tous ces figurants à jouer les premiers rôles : primeurs aux mains bréneuses...herboristes aux vestons mouchetés de pédoncules...robustes bouchers aux étals rougeoyants... charcutiers aux tarins couperosés, couleur coeur de jambon ou dessus de terrines... poissonniers urbains, crieurs sur Seine aux voix de stentor...vendeurs de bric-à-brac... libraire de fortune...camelots sous tentures de colliers-tocs... fleuristes des jours de fêtes, égayés de lunes blanche-tulipe...rémouleurs...démonstrateurs...eh oui...il n'en manque pas un à l'appel de cette bien vielle tradition marchande, lieu de l'échange d'aujourd'hui, du troc d'autrefois, et ce, depuis des siècles et des siècles. L'artisan ou l'homme dans son génial appareil voilà bien mon seul et unique credo!

 

 

Et toutes ces couleurs...chaudes, froides, tièdes, sombres, gaies, ajourées? bref je ne manquerais pour rien au monde cet autre spectacle de la nature : dans deux cageots voisins, la ratte jaunâtre du Touquet tutoie le fenouil vert pastel, à l'endroit même où s'entremêlent quelques brins d'une ciboulette fraîche à faire sourire les chalands. Ici, un poche de série noire écorné... là, une escalope rosée finement découpée entre couennes et tripailles...ailleurs, truites, soles, daurades, rougets en ballet, tous et toutes divinement niellés lorsqu'ils se détachent de leurs lits glacés...Quel maudit défaut que de s'émouvoir pour si peu ...des badauderies diront certains!l'anodine subsistance de notre terne quotidienneté harangueront d'autres. Qu'importe !!! Mon cabas, lui, est en émoi et les « légumes farcis » de mon dîner n'en seront que plus flattés d'être si prosaïquement dégustés.

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