Bernard Larsson - Quartier de Mitte (Berlin-est) - 1968
Un vernissage d'estampes japonaises et de kakemonos. Vendredi 8. Galerie "En cours"...XXe arrondissement. Jeux ludiques sur mobiles, louchées de soupe taïwanaise, autres drinequ' et jus de
crânes...le tout agrémenté de performances.. "en train de se passer", art saisi sur l'instant, à point nommé. Pas bien clair, trop moderne ces créations d'imposture. Mais c'est vrai, "tout est
art!", maître mot de culture populaire. Existe-t-il vraiment d'autres cultures que celle dictée par ce bon peuple qui crée, comme ça, à son insu, en se levant, en se couchant en se bâfrant, un
code de conduites, des règles ou comme dit le zélé savant en "logue", un folklore. Beaucoup fumé, toujours trop, et peu dragouillé, une carte de visite ici, un numéro de phone incomplet, là. Une
divine surprise toutefois. Revu Polly, yeux de nuit, cheveux bleus, bouche hibiscus et quelques rides. On commémore à l'envi: la fac, et toutes nos années 20 se lisent en
transparence, à l'aide de cajou, de gongs et de cocktails brutaux. Interrompus par les saluts mondains et les ex-futurs coups, je reviens en l'endroit, seul et con. La marque d'une tête
encore figée sur le cuir du dossier. Absence de corps, empreintes d'argile. Une bulle de mémoire passe. Haute et seule sur les volutes éthyliques et crasseuses.
1
Parolé..Parolé